Carbide Carbide

6 Responses to Carbide Carbide

  1. Emil Emil dit :

    Salut à tous :

    J’ai joué Carbide contre Carlos, côté allemand en ce qui me concerne…

    Une très belle carte avec de nombreuses possibilités tactiques… Un très long combat vous attends ! Prenez le temps de bien étudier la carte. C’est une partie que je rejouerais avec plaisir !

    J’ai cru pendant un moment avoir l’avantage, mais un peu de fébrilité sur les 15 derniers tour ont complétement renversé la tendance en faveur de Carlos . . .

    Conseil pour les Allemands : Bien planquer vos canons au début (fonction se cacher)
    Préserver vos tanks (ratio 1 contre 2) et un peu d’audace dans le maniement de vos unités AC, sans non plus les envoyer à la mort . .

    Merci Carlos pour cette belle partie

    A très bientôt

  2. Carlos Carlos dit :

    Etant donné que tu as repris in extremis ton offre de reddition au moment où je posais la main dessus, je ne suis pas certain que ton post reste longtemps d’actualité. 😀

  3. Emil Emil dit :

    ça restera un très bon souvenir cette première partie de CMBN – Chaque assaut sur tes chars m’ont donné de sacrées sueurs froides …

  4. Carlos Carlos dit :

    Partie enfin achevée face à Emil après une pause de quelques mois au milieu…et une belle leçon d’humilité. 😀

    Si le résultat n’est pas catastrophique en soi (et même dans la bonne moyenne des résultats sur ce scénario), on doit tout de même rappeler qu’il s’agissait du premier PBEM d’Emil, et que j’étais de mon côté loin d’être à mon coup d’essai (même si, bien sûr, je n’avais jamais joué auparavant ce scénario)

    Carbide Carbide est très rude pour l’attaquant américain, moultement épineux.

    Je n’en ai pas bien pris la mesure, pas assez précisément mûri mon plan de bataille (qui du reste était plutôt mauvais) ni forcément été toujours très inspiré dans la réalisation.

    Mon effectif était assez classiquement divisé en deux groupes destinés à attaquer « en tenaille » pour se rejoindre quelque part dans l’agglomération centrale. Tout démarre d’ailleurs plutôt pas mal et m’incite à jubiler un peu prématurément; j’ai en effet à peu près la certitude d’avoir plombé à l’artillerie deux canons AC dans les premières secondes et mon premier contact contre l’infanterie ennemie me permet de faucher sans une seule riposte une équipe MG42 en transit vers une nouvelle position.

    Moins de 10 minutes après, j’aurai de quoi avoir toutes les raisons de grincer des dents. Avec mon groupe « Droite » Croyant jouer au malin en infiltrant mon infanterie entre deux haies rapprochées, je m’enferre en réalité tout seul, comme un benet, dans un zone ou je constitue une cible idéale pour des tirs croisés.

    L’artillerie ennemie ne dispose que de peu de munitions mais de TRP qui lui permettent de réagir en des temps records avec une précision diabolique. Entre les mortiers, l’infanterie ennemie qui parvient à se positionner et la réaction des blindés adverses, l’affaire tourne en quelques minutes au désastre. Je perds je pense en moins de 10 minutes près de 30% de mon effectif total et suis réduit de ce côté presque immédiatement à la défensive dans une position désespérée.
    Avec un char restant et quelques débris d’infanterie, je songe au moins à pouvoir demeurer sur place, en maintenant à minima une sorte de point de fixation pour occuper une partie de l’effectif adverse. C’est toutefois sans compter sans l’extrême agressivité de l’adversaire qui, par des assauts ininterrompus (et parfois coûteux pour lui) parvient progressivement à litteralement annihiler mon Groupe « Droite » !
    (alors que mon Groupe « gauche », un peu plus lent à démarrer, commence lui aussi à subir de sévères pertes dues aux tirs de mortiers)

    J’avais engagé à droite (de mémoire) 4 chars, une section complète d’infanterie avec 5 ou 6 half-tracks, une demi-section d’appui mitrailleuse. Après une grosse demi-heure de jeu, je « sauve » de ce secteur en tout et pour tout 1 half-track et deux hommes (chauffeur inclus). C’est tout. 😀
    En face, les pertes ne sont pas dérisoires, mais pas significatives non plus.

    Ça se passe malgré tout un peu mieux à Gauche malgré les pertes d’entrée et je parviens à traverser la rivière. Alors que ma tenaille cesse d’exister puisque l’autre « pince »a été rayé de la carte, l’ennemi peut ainsi se concentrer sur mon Groupe Survivant, qui avance très péniblement et subit de fortes pertes.
    Je suis à ce moment à deux doigts de jeter l’éponge, incapable de voir le « bout du tunnel ».

    Et puis, Emil se laisse probablement griser par l’enthousiasme légitime de ses succès et commet une série d’erreurs dont je parviens à profiter. il perd en moins de 10 minutes ses trois derniers chars et son dernier canon AC, tandis qu’il me reste encore de mon côté 4 chars (et très très peu d’infanterie)

    Devant cette « sombre éclaircie » (puisqu’elle n’arrange en rien l’état quasi catastrophique de mon effectif), je me dis tout de même que « Lorsque le vin est tiré, il faut le boire ».

    S’ensuit alors une dernière grosse demi-heure assez ubuesque en terme de simulation (puisque dans la réalité, cela fait probablement longtemps que l’américain aurait replié les bagages et renoncé à poursuivre l’assaut). En résumé, je sur-utilise follement (parce que bien obligé) mes chars aux avant-postes pour économiser une infanterie en très mauvais état tandis que l’allemand poursuit ses contre-attaques façon kamikaze pour réduire mon effectif à néant.

    Ce jeu est coûteux pour lui, mais chaque américain qui tombe rapporte à mon adversaire 7 fois plus de points que chaque allemand que je tue (700 points sur 1000 pour m’infliger des pertes alors que je n’engrange qu’un maximum de 100 sur 1000 pour la même chose). Il a donc tout intérêt, comme aux Échecs, à procéder à « l’échange de pièces » chaque fois qu’il en a l’occasion.
    De plus Carbide Carbide a la particularité de donner au défenseur un effectif supérieur au défenseur (270 contre 220) sans qu’il n’y ait de réelle compensation en termes qualitatifs. Dur, Dur.

    La dernière demi-heure s’achève donc en guerilla échevelée avec en point de mire probable, l’annihilation réciproque.

    Et au final, une « Egalité » cruelle mais presque inespérée pour moi lorsqu’on s’avise de la première moitié de la partie. Je n’évite pas le camouflet face à un joueur inexpérimenté…juste la très grosse humiliation 😀

    Un bon scénar en ce sens qu’il est à la fois un gros challenge pour le joueur U.S et permet -pour une fois- au joueur allemand d’être davantage que le traditionnel faire-valoir en lui donnant assez de moyens pour prendre des initiatives

  5. Emil Emil dit :

    Oui une excellente partie, un régal – j’ai peur d’avoir du mal à retrouver un scénario aussi prenant, à moins que ce soit l’effet « première fois »…

    Sans dévoiler toutes les ficelles de cette carte, je reste à peu près certains que les joueurs US ont de quoi remporté la partie, en la jouant très finement…
    Par exemple au moyen des Rhino, qui permettent de tracer sa propre voie sans avoir à procéder à de nombreux contournement, avantage que tu as peu exploité finalement…

    Je voulais absolument nettoyer la partie droite de la carte, et donc j’ai lancé à plusieurs reprises, et par plusieurs positions en même temps l’assaut sur son dernière char de ce secteur. Mais réorienter la tourelle du canon prends 5 s, suffisant pour m’aligner 3 groupes lancés de 3 positions différente à l’assaut sur le tank restant, bilan 10 mort en 1 minutes.

    Et puis comme dis Carlos, je me fait griller 3 tanks en 10 minutes et je perds complétement pied.. J’ai dû finir au corps à corps,
    apprendre à mes dépend, qu’un panzerschrek ne tire pas depuis un batiment…

    J’ai hâte de jouer cette campagne côté US !!

  6. Carlos Carlos dit :

    Oui une excellente partie, un régal – j’ai peur d’avoir du mal à retrouver un scénario aussi prenant, à moins que ce soit l’effet « première fois »…

    Non, il est vrai que c’est l’un des meilleurs scénario, sinon le meilleur livré avec CMBN. Il est signé George McEwan, ce qui représente une garantie presque infaillible de qualité.
    A relever que ce scénario existe en version corrigée niveau objectifs de victoire (Carbide Redux) suite à une erreur d’interprétation du concepteur dans l’attribution des points pour les sorties de carte. Ça ne rendra pas la tâche plus facile sur le terrain pour le joueur U.S., mais ça lui laisse par contre espérer un meilleur score final toutes choses égales par ailleurs.
    A noter aussi que le scénario « Huzzar ! », qui doit être bien connu de ceux qui fréquente l’onglet « Récits de parties », possède un fort lien de parenté avec Carbide Carbide: la carte est fondamentalement la même (toutefois agrandie et légèrement modifiée) et il s’agit en quelque sorte du match « retour » sur les mêmes lieux puisqu’au niveau du contexte, l’engagement prend place durant la contre-attaque allemande de Mortain (il s’agit toutefois d’un combat de rencontre, et non d’un attaque/défense)

    Huzzar! est excellent également et je te recommande fortement de le jouer en compagnie de…quelqu’un d’autre que moi, évidemment 😀
    (Il est également tendu côté U.S., mais un poil moins que Carbide je trouve).

    Sans dévoiler toutes les ficelles de cette carte, je reste à peu près certains que les joueurs US ont de quoi remporté la partie, en la jouant très finement…

    Oui, je pense aussi qu’il y a moyen côté U.S… mais il demeure la possibilité que le défenseur se montre tout aussi finaud…

    Par exemple au moyen des Rhino, qui permettent de tracer sa propre voie sans avoir à procéder à de nombreux contournement, avantage que tu as peu exploité finalement…

    C’est juste, je n’ai pas énormément utilisé cette possibilité. Elle était relativement accessoire tant que j’étais de mon côté de la carte et lorsque je me suis installé de ton côté, j’étais quasi condamné à combattre « arrêté »…Du coup, peu de réelles occasions. Ça ferait effectivement partie des éléments à réexaminer dans la perspective d’une nouvelle partie.

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