Acheter ses unités pour les Batailles Rapides

Quick battle article combat mission V2En préambule, il me semble important de distinguer deux « strates » de compétences dans l’art de mener une bataille à bonne fin.

Je qualifierai le niveau supérieur de « doctrinaire » où demeure l’ensemble des compétences nécessaires pour adopter une attitude générale, des intentions adaptées à une situation, analyser ses changements qui s’opèrent perpétuellement sur le champ de bataille pour y apporter des réponses pertinentes. C’est principalement de ce niveau dont nous avons traité dans l’article « l’Art de la guerre » qui vous propose une posture de recul par rapport au tumulte du champ de bataille.

En maîtrisant l’ensemble des compétences de ce niveau, on se trouve capable d’analyser un champ de bataille, de repérer les forces et faiblesses de son effectif, d’attribuer des objectifs réalistes à des groupes taillés pour les accomplir, et d’arrêter un plan de bataille où l’ensemble des actions prévues vont être hiérarchisées, échelonnées dans le temps, et travailler de concert pour le gain de la partie.

Tigre combat missionJe qualifierai le second niveau de « technique » et en lien direct avec le système de jeu, sa mécanique concrète. On trouvera là l’ensemble des compétences nécessaires pour que la réalisation de votre « visée doctrinaire » se fasse sans accroc et plus ou moins conformément à vos prévisions. De manière très basique, on parle là d’un niveau « sub-tactique » où il s’agit tout simplement de maîtriser le choix et l’enchaînement des ordres d’une unité donnée et de la faire agir de manière synchrone avec celles qui l’entourent. Choisir de « courir » plutôt que « traquer » pour traverser une rue à découvert, verrouiller un blindé à portée d’armes légères, clouer un groupe de combat à l’aide d’une mitrailleuse tout en réalisant un débordement avec quelques hommes… tout cela est au niveau de plus « bas » et pratique dans l’art de combattre… et pourtant tout aussi âprement crucial pour remporter la victoire. L’ensemble des données compilées dans « Qui peut franchir quoi ?» appartient parmi d’autres à cette catégorie de compétences.

Afin que le distinguo et le lien entre les deux soient bien mesuré et compris, on pourra imaginer un joueur féru de l’Art de la Guerre mais peu technique : ce joueur adopte un plan réaliste, il a « l’idée » mais est incapable de la concrétiser par maladresse dans la réalisation. Les bons hommes seront par exemple au bons endroits, mais se feront tailler en pièces par la faute d’un arc de tir mal maîtrisé, d’une mauvaise utilisation du couvert ou encore d’un ordre de mouvement inadapté sous le feu ennemi. Ce joueur est un officier supérieur avisé mais un mauvais soldat.

Sherman M4A l’inverse, un bon technicien pourra tirer le meilleur parti d’une section au combat, occasionnant de fortes pertes tout en se préservant des dommages, mais sera peut-être incapable de lui attribuer un objectif opérationnel qui transformera ces « coups d’éclats » en actions décisives qui contribueront à la victoire. Nous avons alors affaire à un chef de section émérite mais dont la vue ne porte pas plus loin que le bout de son fusil.

Il me semble qu’en travaillant ces deux niveaux, tout joueur se trouvera bien armé pour briller dans les campagnes et scénarios contre l’IA, et faire mordre la poussière à des adversaires humains dans le cadre de batailles pré-définies…

…A l’exception des Quick Battle ou Batailles Rapides, où il faudra également développer un troisième niveau de compétences : celui qui consiste à choisir les « bonnes cartes » pour jouer.

Tout est bon dans le cochon

Sherman 76 combat missionJe m’attacherai donc dans la suite de cet article à détailler un certain nombre d’éléments qu’il me semble essentiel de prendre en compte lorsqu’on est aux prises avec le menu d’achat afin de composer un groupe de combat qui va voir le feu de près.

Débutons d’abord par ce dont je ne parlerai pas, ou que je me contenterai de n’évoquer qu’au détour d’un exemple : Mon article n’a pas pour objectif de comparer les capacités des unités en tant que telles et de détailler par le menu leurs qualités ou défauts hors contexte.

Panther Combat MissionVous prendrez pour acquis que, bien évidemment, certaines formations ou matériels sont plus efficient que d’autres. A titre d’exemple, une seule expérience aux commandes d’un Panther allemand contre un Sherman M4 américain convaincra que le premier est sans l’ombre d’un doute intrinsèquement supérieur au second, et ce à presque tous les niveaux.

De même, et de façon encore plus évidente pour celui qui ne saurait pas ce que sont ces deux engins, on imaginera sans peine que des soldats vétérans se montrent plus pugnaces que le même nombre de bleus qui n’ont jamais encore entendu le sifflement d’une balle.

Seulement, et c’est le principe même des achats, tout projet d’acquisition d’un « produit » génère un coût, qui s’élève généralement en proportion de la qualité globale de la marchandise.

Puisque dans le cadre des Batailles Rapides votre budget est déterminé et non extensible, la question qui se pose est moins de savoir « Quel est le meilleur matériel de façon absolue ?» que de s’enquérir du « matériel qui représentera le meilleur compromis efficacité/coût dans le contexte où il sera engagé  »

En somme et pour reprendre notre exemple, si dans l’absolu il existe un gouffre de performance entre un Panther et un Sherman , il existe des situations précises (fonction de la configuration du champ de bataille, de la mission dévolue à l’engin et de la situation tactique) où l’écart en terme d’efficience, bien que toujours existant, sera beaucoup plus ténu et ne justifiera plus qu’on se saigne les quatre veines pour un Panther, alors qu’en face le Sherman se montrera presque aussi compétitif …pour un coup bien moindre, laissant la possibilité d’en acquérir deux ou trois plutôt qu’un seul.

Semovente 90 Combat MissionDans certains cas précis -et notre exemple en recèle un- le Sherman est même susceptible de se montrer tout simplement plus performant que le Panther. Malgré sa vulnérabilité problématique et ses capacités anti-char médiocres, le Sherman dispose d’obus explosifs à l’effet équivalent distribués à une meilleure cadence, et de trois mitrailleuses contre une seule pour son concurrent. Dans un rôle strictement anti-personnel, on a donc mieux que « pareil pour moins cher », on a tout bonnement « plus pour moins cher »!

Ce raisonnement est sans doute évident pour nombre d’entre vous puisqu’il vaut pour nombre de situations de la vie courante : un engin de course surpassera toujours une petite citadine sur piste, mais l’un et l’autre se retrouveront pourtant côte à côte dans un embouteillage du Triangle de Rocquencourt (une situation d’ailleurs où le bourgeois a pour une fois toutes latitudes pour observer les pauvres lui faire des bras d’honneur) et il y a fort à parier qu’au jeu du créneau, la citadine s’en tire mieux.

De là la source du titre de ce chapitre « Tout est bon dans le cochon » car il n’y a jamais par principe de bons ou de mauvais produits, seulement de bons ou de mauvais achats relativement aux contextes dans lesquels ils sont engagés.

Je le répète, je ne m’attarderai pas à comparer les mérites intrinsèques des matériels. Je tenterai à contrario de passer en revue les éléments contextuels qui vont servir de guide pour effectuer un achat avisé par grands types d’unités (infanterie, blindés, artillerie…) et en fonction des capacités qui vont « faire la différence » dans l’action.

Même chez les nains, la main est toujours au bout du bras

semovente 75 Combat missionJe retiens un certain nombre d’éléments qui vont entrer en ligne de compte, et démarre par ceux qui me semblent les plus périphériques, sans dire qu’ils ont pour autant une importance secondaire :

La situation tactique – Assaut, Attaque, défense, combat de rencontre. Quel est la situation proposée et quel est le rôle qui vous est dévolu ?

Pour donner un exemple précis d’une question qui peut se poser lors des achats, il sera légitime de se demander en tant que défenseur si un blindé est nécessaire pour verrouiller un axe alors qu’un canon AC, bien que statique (et beaucoup moins cher) pourra de la même manière remplir la même fonction.

Le plan de bataille – En fonction de votre style, des objectifs qui figurent sur la carte et des moyens qui vous semblent nécessaires pour les empocher, vous aurez évidemment à cœur de vous composer un groupe adapté, pour lequel en outre vous avez peut-être une meilleure expérience technique dans la manipulation.

J’y ajoute ce qui me semble le plus important et agit de façon transversale quel que soit la situation tactique et le plan :

  • La distance moyenne d’engagement.

Ca y est, j’ai craché le concept qui me semble à la confluence de très nombreux facteurs, et constitue le guide majeur pour orienter vos achats.

Je définis la « Distance moyenne d’engagement » comme la distance à laquelle les unités opposées vont généralement être en capacité d’établir un contact visuel (être repérées) et vont pouvoir mutuellement faire feu.

Cette distance moyenne d’engagement est toute entière fonction de la configuration géographique du champ de bataille. Vous pouvez donc précisément l’apprécier si vous optez pour le prévisionnement de la carte avant l’engagement, ou la déduire au « doigt mouillé » selon ce que vous savez du type de paysage retenu pour le combat (ville, bocage, forêt, colline…).

Note : Bien sûr, on doit tenir compte des écarts exceptionnels autour de cette moyenne afin d’acquérir le plus finement, et avec le plus de discernement possible un matériel susceptible de ponctuellement « parer aux écarts ».

Par exemple, une vallée prise dans sa largeur peut voir des ennemis se confronter depuis les crêtes à quelques centaines de mètres seulement…tandis qu’en enfilade, la vallée est susceptible par exception d’offrir une ligne de vue de plusieurs kilomètres. Il y a donc sans doute là un engin spécifique (comparé au reste de l’effectif) pour pourvoir à cette ligne de mire unique.

Puisque vous êtes des grands malins, vous déduisez probablement de vous même la conséquence de cet élément crucial.

1 million de bazookas ne sauraient venir à bout d’un Tigre qui vous a repéré à 2 kilomètres mais un simple engin à 10 roupies pourra probablement abattre le coûteux mastodonte si ce dernier ne peut vous voir et vous engager qu’à 30 mètres.

Votre mission consiste donc à vous pourvoir du meilleur compromis qualité/prix pour être marginalement« le plus fort » à la distance d’engagement qui sera effective sur le champ de bataille choisi.

Je pourrai presque en rester là avec cet article puisque j’estime avoir dit l’essentiel. Mais je vais m’avancer à tâtons afin proposer quelque chose qui puisse servir d’aide de jeu utilisable.

Vous trouverez dans les tableaux suivants deux nouvelles notions qui agissent aussi comme facteurs susceptibles d’infléchir les achats : La capacité de couverture et la capacité de dissimulation, toutes deux directement subordonnées aux caractéristiques du terrain.

Firefly Combat MissionSi la couverture (faculté qu’à le terrain de protéger contre les dommages) est une notion distincte de celle de la « distance moyenne d’engagement », la seconde agit de concert, puisque la capacité de dissimulation peut être définie comme la faculté qu’à un terrain de dérober une unité au repérage, malgré une ligne de vue théorique effective. Un char peut tirer dans un champ de blé à une grande distance…mais ne le fera probablement pas tant qu’il échouera à voir un ennemi qui bénéficie de la capacité de dissimulation que lui offre la végétation.

Dans ce dernier cas, la « distance théorique d’engagement » est très différente de la « distance d’engagement effective ». C’est un important élément limitatif, à prendre en compte.

Enfin, avant de vous livrez les tableaux, notez que les « distances typiques » indiquées sont des approximations, la réalité pouvant être assez largement différente. Prenez-les comme de simples indicateurs, des ordres d’idée et de grandeur et non comme des données strictes et fiables.

 Tableau 1 – Caractéristiques des paysages.

Paysage Distance typique d’engagement Capacité de couverture Capacité de dissimulation
Plaine De 400 mètres à plusieurs kilomètres nulle Nulle à faible
Boisé De 100-200 mètres entre bosquets, à moins de 50 mètres à l’intérieur Moyenne Bonne/très bonne
Urbain Moins de 100 mètres (sauf axes) et souvent moins de 50 mètres. Moyenne à très bonne (au moins contre les armes légères) Excellente.
Bocage 100 mètres Excellente Très bonne
Collines (relief tourmenté) Variable (de crête à crête) Nulle (exception des situations de défilement de tir) Nulle (exception du hors-vue » pur et simple procuré par les devers.

 Tableau 2 – Orientations d’achat.

Paysage Le cœur de l’Ordre de Bataille Faire l’appoint
Plaine Le paradis des chars, qui bénéficiera à ceux qui disposent du canon affichant la meilleure vélocité (cf. note plus bas).Ne faites donc pas l’économie de la qualité au détriment de la quantité. C’est d’autant plus vrai que les distances friseront le kilomètre. Les Panthers et Tigres sont les rois de la plaine côté allemand. Les M-10 et Sherman 76 mm sont de corrects challengeurs côté américain, et les britanniques bénéficieront du redoutable Firefly.Certains chasseurs de chars sans tourelles (correctement blindés) peuvent être des alternatives intéressantes puisque à longue distance, le handicap de la vitesse de rotation s’avérera moins prégnant.Dans ces situations, la qualité du blindage est moins cruciale que celle du canon et des optiques. Votre infanterie ne devient qu’une cible impuissante à mesure que les distances s’accroissent et que les possibilités de de dissimuler sont rares.Ne vous pourvoyez que de ce qui est nécessaire à occuper les éventuels objectifs géographiques, prêt à entrer en lice dès l’opposition blindée muselée, et/ou sous le couvert d’une frappe de fumigènes.Dans cette catégorie, les équipes mitrailleuses moyennes et lourdes représentent un bon rendement qualité/prix, susceptibles de clouer des groupes ennemis avant qu’ils ne soient à distance de fusils.Etant donné le caractère vraisemblablement fortement mécanisé d’O.B en terrain clair, l’abondance d’artillerie ne paraît pas indispensable (sauf peut-être fumigènes) et à réserver pour frapper l’infanterie adverse.Si vous êtes défenseur, des canons à forte vélocité peuvent remplacer avantageusement (et pour moins cher) une partie de votre effectif blindé, en couvrant les axes d’attaque probables.
Boisé Une configuration de terrain qui profitera à un défenseur adepte des embuscade. Chaque parcelle de bois peut-être une « fourmilière » mortelle habitée de canons AC (défenseur), mitrailleuses, et groupes de combat pourvus d’armes AC individuelles.C’est donc sur cette base là qu’on composera son effectif, quelque soit son rôle. Entre chaque zone qui offre de bonnes capacités de couverture, on se dotera de chars (dont la tourelle permet plus facilement de parer à l’imprévu) pour soutenir l’infanterie en lisière. A noter que pour chaque blindé, l’approche d’une telle zone (ou pire, y pénétrer sans couverture au plus près) représente un risque mortel.Nul besoin de jouer sur la qualité des engins, ni même sur la quantité. C’est un rôle d’appui, et d’appoint.Il est cette fois intéressant de se doter d’une artillerie capable de mettre des « coups de pied s » dans de telles zones- traquenard.Un défenseur posté dans les bois pourra également jouer avec des chasseurs de chars en lisière, qui excellent dans cette situation où « on voit avant d’être vu »
Urbain De façon similaire au terrain boisé, on privilégiera essentiellement un effectif d’infanterie appuyé de mitrailleuses.Contre les engins blindés adverses et pour un coût en comparaison dérisoire, les équipes AC (bazooka, Panzerfaust, PanzerSchreck) en embuscade à courte portée se montreront aussi redoutables qu’un char (ne pas oublier qu’on les utilise hors des bâtiments).Les Piat britanniques n’utilisent pas de charge mais un ressort et sont donc théoriquement utilisables en intérieur. Les blindés ne sont pas pour autant totalement à négliger. Ils sont aptes à garder les grands axes (ou canon AC pour un défenseur) et à mettre « tout le monde d’accord » en appui d’infanterie contre une bâtisse dont les occupants résistent à vos arguments. On trouvera un grand intérêt dans les engins les plus agiles (maniabilité et tourelle de rigueur) et évidemment dépourvus d’habitacle ouvert, véritables paniers à grenades/invitations aux tirs en surplomb. toujours chaperonnés au plus près par vos hommes à pied, chargés de débusquer les menaces qui rodent au coin de rue, ce seront eux qui rendrons votre infanterie décisive, mais ne sont rien sans elle, tels des géants aveugles.Privilégier le pouvoir explosif des obus et la cadence à la vélocité, ce qui met cette fois les obusiers canons auto-moteur en haut du panier, de même que des engins légers comme le Stuart.
Bocage Probablement le paysage qui réclame le plus d’équilibre et de complémentarité dans les types d’unité qu’il s’agira d’aligner.Composez donc un groupe « panaché » qui ne sacrifie toutefois pas une infanterie de bonne tenue, qui sera forcément très sollicitée et valorisée par les possibilités de couverture.J’avance tout de même quelques remarques :* La lutte étant essentiellement statique, la protection aux tirs directs offerte par les haies incomparable et les avancées de ne faisant que par « bond », c’est probablement le paysage ou l’artillerie sera de la plus grande utilité. Un simple mortier de 60 mm sur carte, flexible d’utilisation en tir direct, se révélera seul capable de mettre l’infanterie ennemie au pas alors que beaucoup d’autres armes s’y casseront les dents.* La disposition des champs géométrique et les caractéristiques du tir à travers le bocage rendent les tourelles assez largement superflues lorsque vous tenez une position d’affût (essentiellement en défense ou en « vigie »). Les Stug III , abondants dans le cadre des scénarios, y dominent la concurrence. profil bas qui profite à la dissimulation et limite la surface offerte aux tirs, canon largement assez performant compte tenu des distances de tirs limitées. Malheureusement assez mauvais marché en QB, on se reportera plus volontiers vers les PzIV côté allemand, et des Shermans côté américain…pourvus de tourelles.Par contre, en mouvement (attaque), la tourelle permet -de la même manière qu’en ville- de réagir plus rapidement aux menaces qui peuvent surgir de tous côtés et à courtes distances. Cette fois, ce sont donc les tourelles rapides (M4 et PzIV de F2 à H) qui sont les reines des bocages et de manière générale de tous les espaces très cloisonnés.* En défense, les canons AC dissimulés sont d’un très bon rapport. En défense, un terrain très cloisonné (le bocage, mais aussi un centre-ville), il est possible de jeter un œil aux fortifications (hérissons, barbelés) qui vont aisément interdire certaines voies d’accès pour canaliser l’ennemi là où vous l’attendez, et où vous concentrerez un dispositif en tirs croisés. Ces éléments sont relativement onéreux dans l’absolu mais judicieux sur certaines cartes que vous avez pu préalablement visualiser et où il est possible de créer cette sorte de goulot.Attention à quelques « mauvais achats possibles»* Se méfier d’engins dont le canon est placé très en retrait, tels les Marders allemands, qui auront toutes les peines à tirer à travers une haie de bocage.* Refuser le PzIVJ à tourelle lente (manuelle).* Penser aux HT M21 ou SdKfz251/2 disposant d’un mortier 81mm
Collines (relief tourmenté) Pas une sorte de terrain à proprement parler mais une physionomie générale du champ de bataille, conditionnée par la distribution des élévations.Tout est là extrêmement variable (et combiné avec d’autres types de paysages), il vous faudra donc procéder à des choix en fonction des zones du champ de bataille qui vous sont rapidement accessibles sans opposition.Si un promontoire qui surplombe une grande part de la carte est à portée, jouez-y les mêmes cartes qu’en plaine (blindés pourvus de canons à haute vélocité).Si par la faute de votre situation de départ ou de la disposition des objectifs géographiques vous devez vous cantonner aux creux, jouez les cartes qui conviennent aux distances (en vous guidant aux entrées précédentes) qui vous séparent des crêtes. Vous bénéficiez en effet de situation de contre-pente où vous pourrez mobiliser tout votre feu face à un ennemi contraint de se présenter au « compte-goutte »sur la ligne de crête.Vous l’avez compris, si l’ennemi vous surpasse en capacité anti-char, vous avez tout intérêt à vous positionner à courte portée derrière les replis et lui laisser jouer (espérez-le en vain) au « Roi de la Montagne » sur les hauteurs exposées. En attaque particulièrement, ne négligez pas d’envisager l’achat de TRP (Target Range Point) en plus de votre artillerie.Ceux là vous permettrons de frapper des zones hors-vue derrière les replis de terrain, où un défenseur avisé vous attendra sûrement.
  • Vélocité – Pour le coup, rien à voir avec une affaire de cyclisme urbain. Les deux caractéristiques fondamentales d’un canon sont

1 – le calibre (qui définit le diamètre de la bouche à feu donc la taille de l’obus et par conséquent, pour les obus explosif, la quantité de matière explosive qu’il contient ; en plus de la taille du « trou » qu’on peut espérer à l’impact)

2 – La volée du canon qui représente sa longueur et donc, par des mécanismes physiques proches de ceux qui gouvernent votre intestin, conditionne l’accélération du projectile sous l’action des gaz. De manière générale, plus un canon est long, plus la vitesse initiale du projectile sera importante et donc -c’est surtout important pour les munitions perforantes- susceptible de faire de jolis petits trous à de longues distances.

Un canon est généralement désigné par une appellation du type « 75 mm /L24 ».

75 mm est donc le diamètre de l’obus et 24 le multiplicateur qui sert à calculer la longueur du canon. Concrètement pour notre exemple 7,5 cm X 24 = 1, 80 mètres. Un Panther, dont le canon est de type 75 mm /L70 dispose donc d’un canon de plus de 5 mètres ! En termes d’accélération, je vous livre des données indicatives sur la vitesse d’un projectile de 75 mm à la sortie en fonction de la longueur du canon.

385 m/s pour le L24
740m/s pour le L43
790m/s pour le L48
925 m/s pour le L70

Pour les non-spécialistes, retenez qu’une vitesse initiale importante évite à votre projectile de s’écraser ou rebondir comme une merde contre le moindre blindage, surtout à longue distance (où il y a perte de vitesse du projectile). La vitesse est ainsi plus importante que la masse du projectile dans le cas d’un obus perforant..

– Si on utilise deux obus se déplaçant à la même vitesse pour perforer un blindage et que l’un des deux pèse le double de l’autre, il perforera le double de blindage.

– Si on utilise deux obus de même poids pour perforer un blindage et que l’un se déplace deux fois plus vite que l’autre il perforera le quadruple de blindage.

Alors le bourre-pif de Robert est plus fort qu’une gifle de Geneviève car non seulement son poing est plus gros mais surtout parce qu’il part beaucoup plus vite.

Conclusion

Déjà au terme de cet article qui, s’il est relativement long, est probablement moins touffu et informatif qu’on est en droit de l’espérer.

Mais l’affaire est complexe. Celui qui parviendrait à en faire le tour serait bien proche de parcourir tout le périmètre du jeu lui-même. N’étant pas personnellement bien chaussé pour faire tout le périple seul, il me semble plus prudent de vous laisser la répartie en vous invitant à compléter, amender, rectifier à l’aide de vos propres connaissances et observations.

La genèse de cet article a fait l’objet de différentes discussions sur Appui-feu, en même temps que celles d’autres travaux -aux approches complémentaires- qui devraient bientôt voir le jour sur le sujet du matériel, des unités et de leurs bons usages. Ainsi, Ferdinand devrait incessamment publier une encyclopédie des unités (pour CMX1) tandis que Cap Dan a déjà travaillé sur une classification raisonnée des engins (pas encore publiée), avant de probablement s’atteler à les détailler pour CMX2.

De mon côté, j’ai également en projet de vous proposer ces prochains jours le prototype d’une « fiche matériel », susceptible d’ouvrir la voie à un inventaire exhaustif.

Pour terminer, mes remerciements aux deux « primo-lecteurs » de l’article pour leurs contributions: Cap Dan dont les nombreuses précisions ont été intégrées presque telles quelles au second tableau et Henniak (aussi sur Appui-Feu) pour avoir notamment contribué à réhabiliter le Sherman que j’avais un peu trop injustement molesté.

19 Responses to Acheter ses unités pour les Batailles Rapides

  1. Emil Emil dit :

    Est-ce qu’on pourrait avoir une petite revue exhaustive des véhicules atypiques disponible.

    Je pense notamment aux Obusiers, aux M7, et différents véhicule qu’on a trop rarement l’occasion de croiser (les STUG42, et les SDKZ/x muni d’armes rares) … Car sorti du Sherman/Pz4/Panther/Stuart, je suis un peu perdu…

    Je ne me sens pas la capacité technique de faire un article là dessus.
    Et je meurt d’envie de partir à l’assaut d’une forteresse armé d’obusiers (pour faire des gros trous, contrairement au poinconneur des lilas …)

  2. Carlos Carlos dit :

    … Car sorti du Sherman/Pz4/Panther/Stuart, je suis un peu perdu…

    Je ne me sens pas la capacité technique de faire un article là dessus.

    Voilà des choses que toi et moi nous partageons. J’ai une connaissance très très limité niveau matos (« connaissance » est même un grand mot pour qualifier mon baluchon de savoir). C’est donc effectivement un possible sujet d’article (avec une page dédiée), mais qui ne sera pas signé par moi. 😀

  3. Henniak dit :

    Tant mieux si les M7 et autres obusiers auto moteurs sont rares.
    Leur présence en 1ere ligne est saugrenue 🙂
    Par contre dans mes QB je tombe assez souvent sur des Stuh42.

    • Ice-Cream-Truck Ice-Cream-Truck dit :

      Oui, C’est saugrenu pourtant…
      Grace au Priest que j’avait pris, j’ai abattu un Tigre de flanc à 60M entre une maison et une haie
      et qui plus est, il a ouvert le feu sur pas mal de bâtiments occasionnant des pertes sensibles en hommes.

      Donc un M7 bien utilisé (et avec un peu de chance) peu s’avéré redoutable

  4. StuG dit :

    Pourtant avec les Marder y’a moyen de bien s’amuser ^^

  5. haouai dit :

    Afin de permettre aux lecteurs de combatmission.fr qui désirent mettre en pratique les conseils ici prodigués, je me permet de mettre en lien le topic du tournoi que je viens de lancer sur Appui-Feu: http://www.appui-feu.com/phpBB3/viewtopic.php?f=123&t=16843&p=318626#p318626

    Si je fais cette pub (éhontée diront certains) c’est parce qu’un de points principaux de ce tournoi est que tous les participants doivent combattre sur une carte urbaine, une carte de faible agglomération (village) et sur une carte rurale. De plus, la disponibilité des unités se fait grâce à un système de Pts de ravitaillement qui obligent les joueurs à optimiser leurs OB à chaque bataille.
    Le seul moyen d’être le vainqueur de cette compétition est donc de choisir au mieux ses unités selon le terrain (et là je retombe pile poile sur le thème de cet article et empoche donc sans rougir mes 5 Grisbis … petit billet qui fait donc d’une pierre deux coups)

  6. Carlos Carlos dit :

    Si je fais cette pub (éhontée diront certains)

    Je profite de cette légère pointe de scrupule pour clarifier une nouvelle fois les choses d’un point de vue général : Ta communication de cet événement sur Appui-Feu est TRES bien vue ici. Elle est même désirée.
    Si j’avais même un regret à formuler, c’est que tu n’ais pas utilisé les outils à ta disposition (dans le panneau utilisateur) pour fiche ta « pub » en devanture (c’est à dire l’empiler par dessus « Un courage d’exception) avec une jolie image et un non moins joli lien vers le topik d’Appui-Feu où qu’on en cause et on s’inscrit (au passage, en vendant le billet, tu pouvais sûrement plutôt empocher 100 à 200 Grisbi plutôts que 5). C’est encore possible d’ailleurs (mais un peu éventé du coup :D).
    Tu n’avais alors même pas à te casser la tête pour être « raccord avec le sujet » puisque, tout simplement, c’est toi qui créais le sujet !

    J’ai mis au dessus le terme « pub » entre parenthèse parce que c’est pour moi de l’information sur Combat Mission; et de l’information ça se relaye, ça se diffuse…faut la faire tourner !
    Vraiment, n’hésitez pas à squatter la vitrine avec quelque chose qui se passe ailleurs…c’est TRES Bienvenu. C’est même carrément le but de CM.fr entre autres choses.

    Considérez CM.fr comme un panneau d’affichage libre (ou une palissade de bois devant un terrain vague). Alors, n’hésitez pas -et sans rougir- à y coller toutes vos affiches en rapport avec Combat Mission.

    PS: La coïncidence veut que je souhaitais ouvrir un tournoi aujourd’hui même via un billet. J’ai même bossé sur le logo et l’image hier soir. Du coup, Craignant une possible « overdose » dans l’entame de nouveaux tournois, je vais garder le truc au chaud encore quelques semaines je pense (à moins d’un engouement toujours renouvelé pour l’exercice)…

    …aller, je mets quand même l’image façon « teaser » 😀

    …et du Grisbi sonnant, trébuchant et non rogné pour le vainqueur.

  7. Henniak dit :

    C’est avec des QB ou des scénars ?
    Sur quel(s) jeu(x) ?

    Moi je pense fort qu’il y a des gens qui boudent mes trophées sur AF , mais qui auront envie de participer au tiens.
    Tu devrais le lancer. En tout cas , moi je m’inscris d’ores et déjà 🙂 (a moins que le principe ne soie vraiment imbitable 😉 )

    ps : y aura que le gagnant qui aura du grisby ? 🙁

  8. Carlos Carlos dit :

    Allez, une petite aide de jeu bonus qui vient naturellement compléter cet article. 🙂 Il s'agit d'un tableau qui récapitule les points d'achat à disposition de l'attaquant et du défenseur selon le type (Combat de rencontre, reconnaissance, attaque/défense, assaut) et la taille de la bataille rapide (minuscule, petite, moyenne, grande, énorme)

    TABLEAU DES POINTS D'ACHATS DISPONIBLE SELON LA TAILLE ET LE TYPE DE BATAILLE, VALABLE POUR BATTLE FOR NORMANDY, FORTRESS ITALY ET RED THUNDER:

    Voilà un addendum modeste mais bien utile pour faire vos petits (et vils) calculs mentaux sans avoir besoin d'ouvrir le jeu. Les valeurs sont identiques pour TOUS les titres de la série (CMBN, CMFI, CMRT au moins). A remarquer que les % "bonus attaquant" évoluent en fonction de la taille de la bataille. Pour une reconnaissance, ce sera de 43 % de points de plus que le défenseur pour une bataille minuscule et jusqu'à 50% pour une reconnaissance énorme (le mini est toujours pour minuscule et le maxi pour énorme, les bonus pour les batailles médianes s'échelonnent entre les deux valeurs). Cet aide de jeu est établie dans le cadre de mes petits travaux préliminaires à la rédaction des règles de campagnes adaptées de Firestorm-Bagration (où le nœud d'un des problèmes de cette adaptation est de savoir comment intégrer ingénieusement les troupes Firestorm à la mécanique des QB)

  9. Carlos Carlos dit :

    Mécanisation oblige, acquérir un Ordre de Bataille digne du 21ème Siècle est sujet à une inflation galopante dans Combat Mission: Black Sea. 😀

    C'est probablement pour cette raison qu'en entorse aux valeurs communes de tous les titres "Seconde Guerre Mondiale" de la série, le total des points d'achats disponibles aux joueurs des Batailles Rapides de Black Sea a bénéficié d'une sévère revalorisation.

    Vous trouverez donc, de la même manière que dans le tableau ci-dessus, le récapitulatif des points d'achats à disposition des joueurs en fonction de la taille et du type de bataille paramétré.

    POINTS D'ACHATS POUR LES BATAILLES RAPIDES DE BLACK SEA

    A relever que dans les situations assymétriques (Reconnaissance, Attaque, Assaut), le différentiel entre attaquant et défenseur est en proportion (et en valeur absolue) un poil plus important que dans le tableau précédent (pour CMBN, CMFI et CMRT)

  10. Peaceoflove dit :

    Dans la conclusion, une « fiche matériel » est mentionnée. A-t-elle finalement vu le jour ? Je commence à faire des QB et, comme je suis un peu nouveau, je dois lancer des parties rapides pour voir de quoi sont constituées chaque unité. J’avoue qu’un récap des unités serait bien utile.

  11. Carlos Carlos dit :

    Dans la conclusion, une « fiche matériel » est mentionnée. A-t-elle finalement vu le jour ?

    Non, et ça n’existe pas encore à ma connaissance, du moins de manière exhaustive. Ceci étant dit, il existe bien des états des lieux « partiels » des formations proposées dans le menu d’achat. Ainsi, Mik in the Mist a passé en revue l’ensemble des formations d’infanterie allemandes (valable nativement pour Red Thunder, mais aussi pour Battle for Normandy) et russes (pour Red Thunder, évidemment). Pour Fortress Italy, c’est Steelpanther qui a repris le principe et l’a appliqué aux formations d’infanterie américaines et italiennes.

    Question véhicules, William44 a récemment fait du bon boulot sur Black Sea (j’en cause dans le dernier billet). Côté Seconde Guerre Mondiale, on ne trouvera que des bouts ici ou là, tel mon inventaire commenté de la ménagerie transalpine (pour CMFI). Il s’agit là de quelques exemples du « prototype » dont je parle, qui n’a pas été reproduit en plus grande série. Pour faire bon poids, il faudrait aussi y ajouter les tableaux de Rouquinmalin qui concernent Black Sea ou CMBN (ce sont là toutefois des listes de matériels, non référés à des formations)

    C’est donc -comme tu le soulignes toi même- toujours utile et toujours à faire (moi aussi je passe mon temps à compulser les menus d’achat)…. Je m’avancerai même à suggérer qu’une partie de ton temps perdu dans le menu d’achat puisse peut-être utilement investi dans ce genre d’ouvrage… 😉

  12. Peaceoflove dit :

    Merci Carlos pour la réponse. Ça me sera bien utile. Pour ta suggestion, j’aimerais apporter ma contribution à la communauté mais ma fainéantise m’empêche souvent de me lancer dans des grosses envergures telles que celle-ci. Mais j’y songerai. 😉

    Je signale également la présence de quelques petites choses sur l’armée allemande et l’armée US sur le wiki : http://combatmission.wikia.com/wiki/Combat_Mission:_Battle_for_Normandy

  13. Carlos Carlos dit :

    Une question vient de m’être posée à l’oreillette. 🙂 La voici:

    Dans les batailles rapides, comment fait on (si c’est possible?) pour augmenter le budget afin de sélectionner plus d’unités ?

    La première façon d’augmenter le budget est tout simplement d’augmenter la taille de la bataille (c’est la deuxième option en haut à gauche du menu). Dans ce cas, les valeurs sont augmentées pour les deux joueurs. Je replace ici les tableaux des valeurs en points d’achat pour chaque taille et type de bataille:

    Pour CMBN/CMFI/CMRT:

    Pour CMBS (hors ajustement de guerre électronique)

    Seconde manière d’influer sur ces valeurs: le menu de paramétrage des batailles rapides dispose d’une option « ajustement » dans la colonne attaquant (l’un des deux joueurs est toujours qualifié d’attaquant, même en combat de rencontre où les deux sont pourtant à « rôle égal »)

    Les points d’achat disponibles au joueur seront donc modifiés dans la fourchette -60% à +150%

    Si on veut plutôt toucher à la valeur du défenseur plutôt qu’à celle de l’attaquant, il suffit de changer la taille de la bataille et d’une certaine façon, inverser l’ajustement.
    Par exemple, une reconnaissance moyenne avec un ajustement à -60% pour l’attaquant donne à l’attaquant quasiment autant de points (1121 contre 1101 pts) qu’une bataille « petite » sans ajustement…mais le défenseur gagne du coup mécaniquement 75% en passant de petite à moyenne. faut éventuellement jouer sur les deux curseurs pour obtenir exactement ce qu’on veut quoi . 🙂

  14. Kurt Knispel Kurt Knispel dit :

    J’aimerais pouvoir jouer avec les falschirmjäger… Mais je ne les trouve pas dans le panneau de sélection bataille rapide…

    Je parle des Falschirmjäger (parachutistes allemands, avec leur casque bien particulier) sous forme de bataillon ou au moins compagnie… J’ai trouvé des équipes de spécialistes (breche…) mais j’aimerais au moins au niveau compagnie…

    Je ne parle pas des fantassins de la Luftwaffe (avec casque typique du Heer, le Eizenhelm) qui eux sont sélectionnables sous forme de bataillon…

    Merci d’avance !

  15. Carlos Carlos dit :

    J’imagine que tu cherches pour Battle for Normandy 🙂

    Si dans le menu de Bataille Rapide tu sélectionnes « Luftwaffe »…

    …tu trouveras par exemple dans la catégorie « infanterie mécanisée », un « bataillon parachute »

    Et voilà des beaux parachutistes 🙂

    Tout cela suppose que tu ais le module Market Garden…

    • dimitri dit :

      Salut,
      une bête question: comme je n’ai pas le module CMMG, je ne peux pas vérifier par moi même, j’ai vu que tu as paramétré septembre, mais est-il possible d’avoir les Fälsirm, Flachmirj, enfin les paras allemands avant cette période, genre juin 44 du côté de Carentan?
      merci
      à+

  16. Carlos Carlos dit :

    Oui, tout à fait, les parachutistes allemands sont disponibles dès juin et peuvent donc lutter en Normandie.

    Remarque que le scénario « Green Hell » livré avec Market Garden fait précisément un détour par la Normandie en juillet 1944, pour mettre justement en scène ces fameux para près de Saint Lô.

  17. Kurt Knispel Kurt Knispel dit :

    Merci bcp !

    Oui c’est pour Normandy, mais je n’ai que « commonwealth » comme module, pas « market garden »…

    Donc je dois attendre de l’acheter !

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