L’Art de la guerre

(Suite du blog…) Je vous propose donc de visiter ces « logiques de guerre », ces notions applicables à toutes les luttes, de toutes époques et de tous les méridiens.Les conseils qui suivent ne s’adresseront pas aux joueurs expérimentés qui, de façon raisonnée ou par la seule force de l’expérience, les appliquent probablement déjà  de façon quasi-instinctive. Mais le débutant ou le joueur occasionnel tireront j’espère profit de la mise à plat de ces fondamentaux.

L’article n’est pas spécifique à la série Combat Mission. Il peut être lu en songeant à tout autre jeu de stratégie ou tactique. Nous n’effleurons pas un seul aspect purement technique du Gameplay.

Avant que vous n’enfonciez la paquerette dans votre canon et que vous ne bondissiez hors de votre trou en mugissant, prenez d’abord le temps de vous poser et de contrôler le rythme frénétique de votre respiration. Laissez votre adrénaline avide de sang refluer par vague car nous allons parler de plan, puisqu’il en faut toujours un

1-LE PLAN D’OPÉRATION

Toute partie  doit débuter, pour chacun des camps en présence, par une réflexion sur les objectifs de victoire et les moyens d’y parvenir, compte tenu des effectifs alloués. J -B. Dreyfus définit le plan d’opérations comme « un schéma de pensée, écrit ou non, qui détermine une suite d’opérations coordonnées dont le résultat comporte le gain de la partie ». Ce plan permettra d’éviter toute improvisation, et d’allouer les forces adéquates aux objectifs visés.

Il est typique du joueur inexpérimenté d’engager l’ensemble de ses forces dans le premier accrochage, ce qui présente des inconvénients en cas de défaite temporaire comme en cas de victoire partielle (l’ennemi, s’il est humain,  connaît maintenant l’essentiel de vos forces et hésitera d’autant moins à frapper sur d’autres points ; si ceux-ci sont éloignés, vos forces n’y parviendront jamais). Bien évidemment, il faut éviter de sombrer dans la caricature opposée, et se fixer des directives rigides dont vous ne varierez pas : votre plan doit être susceptible d’adaptations mineures comme d’inflexions plus majeures sans que sa tenue générale n’en soit affectée. C’est donc un exercice délicat !

L’ impatience d’en découdre et la fougue qui conduisent souvent à une précipitation irraisonnée. Sitôt le jeu installé sur la table ou sur le disque dur, l’envie de contempler ce à quoi ressemble le gars d’en face et d’évaluer le comportement des ses unités flambant neuves poussent irrépressiblement le novice à parcourir la carte en tout sens, jusqu’à tomber sur le premier os…

Le temps préalable de réflexion est non seulement utile mais absolument nécessaire à celui qui veut mieux qu’une simulation chaotique et finalement, la défaite au bout du chemin. Que sais-je de ma position et de celle de l’adversaire ? Quel objectifs de territoire ou de destruction dois-je m’assigner ? Mais d’abord, qui suis-je et qui est l’autre ?

1.1 Un tour d’horizon

Dans tous les cas, et surtout si le jeu offre la possibilité d’un placement des unités libre ou semi-libre (via des zones de déploiement),  la prise en compte des caractéristiques de ses propres unités, de ce qu’on sait de celles de l’adversaire, de celles du terrain et des positions des différents objectifs…est cruciale. Vos unités sont elles lentes ou mobiles, de quelles capacités offensives, défensives ou spéciales disposent-elles ? Conférez à chaque unité un usage en utilisant au mieux ses capacités et si le jeu permet des renforts ou la construction de nouvelles, sachez prévoir et intégrer à votre planification (et donc à la définition de vos objectifs) ces nouveaux apports.

A titre d’exemple, si vos unités sont globalement plus mobiles mais moins puissantes que celles de l’adversaire, sachez jouer sur votre atout et minimiser votre faiblesse en jouant de multiples escarmouches, enveloppements et prévoyez de vous retirer fréquemment. Certaines unités à fortes valeur défensives sont destinées à tenir le terrain tandis que celles à fortes valeur de percussion sont la pour créer les brèches. Ne prévoyez donc pas de mettre les premières en arrières et d’user les secondes par des combats d’usure à l’avant !

Tout cela est évident mais mal pensé au démarrage, la surprise et la précipitation leurrent l’esprit et on se retrouve à user de façon ubuesque et contre-productive des avantages et des faiblesses avec lesquelles ont doit composer.

L’information dont vous disposez sur les unités adverses : leur nombre, leur positionnement initial et leurs capacités doivent être de la même manière intégrés pour vous assurer la composition d’un plan réaliste. Vous aurez probablement au cours de la partie de nouvelles informations en provenance de vos unités d’observation qui vous permettront d’ajuster vos moyens sans pour autant remettre en cause votre planification prise dans sa globalité.

Enfin, et particulièrement dans Combat Mission qui gère de façon exemplaire les lignes de vue, il est indispensable de bien reconnaître le terrain. Ce seul sujet est suffisamment vaste pour faire l’objet d’un article à lui tout seul. Aussi nous n’irons pas plus loin pour le moment sur cette question, nous en tenant à un niveau « supérieur » de l’élaboration.

1.2 Les quatre principes d’élaboration d’un plan d’opération.

Quatre principes forment le « cadre mental » d’un plan amené à un probable succès. A cette fin, ne soyez pas pusillanime et sachez vous fixer des objectifs ambitieux. Ne tomber pas cependant dans le travers inverse en présumant de vos forces. La pratique intensive du jeu concerné et l’expérience du jeu de stratégie dans son ensemble avantage le joueur expérimenté qui saura plus intuitivement jauger les objectifs possibles en fonction de ses moyens et établir un calendrier qui se confirmera au plus près sur le terrain.

La préparation du plan repose sur l’application des quatre principes suivants:

La simplicité, la flexibilité, la prévoyance, la clarté

 la simplicité:« isoler l’objectif à atteindre, déterminer le moyen le plus rapide pour l’atteindre et écarter tous les détails superflus ». Le joueur doit répartir ses forces en fonction de l’objectif final et des objectifs intermédiaires qu’il s’est fixé. Ne vous embarrassez pas à ce stade de fioritures, d’hypothèses fumeuses, ni de la possibilité de mouvements hasardeux.
Chaque mouvements et attaques que vous prévoyez vous feront-ils avancer d’une manière ou d’une autre vers votre objectif ? Si la réponse est négative ou incertaine, gardez vous des expéditions et des actions qui ne sont pas absolument nécessaires.

On se trouve souvent tenté de porter attention aux cibles mineures lorsque s’en emparer semble facile. Si cette entreprise (de manière directe ou indirecte) dévie une partie des forces adverses du théâtre principal, fixe une armée ennemie, porte un coup fatal à l’économie adverse… sert votre objectif global, intégrer sa capture à votre plan et faites-en un objectif intermédiaire en y attribuant des forces. Si cette cible ne vous est « soufflée » que parce ce que vous trouvez jolie qu’elle devienne à vos couleurs, qu’elle flatte votre ego ou revêt pour vous un caractère symbolique, ignorez là.

On m’objectera probablement que la tentation du Roleplay, qu’affectionne de nombreux joueurs de stratégie, ne s’embarrasse pas de conditions purement utilitaires. Pour y répondre, je signalerai qu’on affectionne surtout de se trouver dans la peau du plus grand conquérant et non d’un caporal dilettante  Sachez donc plier le Roleplay, sans aucunement ignorer le plaisir qu’il vous procure, aux conclusions de votre plan et non l’inverse.

La flexibilité :« adaptez vos réactions aux initiatives de l’adversaire ». C’est évident, mais ça va mieux en le disant. Songez aux détails mais ne planifiez pas chaque action. Vous connaissez étape par étape votre parcours et mesurez chacun des jalons ; mais vous devrez adapter la « manière » aux propres réactions de l’adversaire.
La constitution impérative de réserves en arrière, composées d’unités de bonne qualité et mobiles vous garantit des mauvaises surprises, en attaque comme en défense. Dans le premier cas, elle pourront se porter là où la résistance est plus coriace que prévue pour consommer la rupture. Dans le second, elle pourront combler les brèches inopinées dans votre dispositif. Nous évoquerons un peu plus loin et de façon plus complète l’usage de la réserve.

La prévoyance : « votre plan doit comporter une ou plusieurs solutions de rechange ». Votre plan peut devenir irréalisable parce que vous avez omis certains facteurs, que votre adversaires se montre plus habile que prévu ou pour tout autre raison qu’il vous était impossible d’anticiper initialement.

C’est donc non pas un mais plutôt deux plans voire davantage que vous devez mûrir, le second ne devant se mettre en oeuvre que si le premier tourne mal. Rassurez-vous, La seconde option n’a cependant pas à être aussi clairement énoncée que la première. Contentez-vous de repérer en défense des positions arrières qui peuvent constituer de bonnes positions de repli si votre dispositif venait à être subjugué  En attaque, identifier un autre axe de progression possible si vous subissez un coup d’arrêt tel que vos pertes deviennent dangereuses.

Encore une fois, la constitution de réserves stratégiques vous préservera des mauvais coups et vous permettra d’envisager de reprendre l’initiative perdue.
Dans la grande majorité des cas, lorsque l’étendue  géographique est modeste et le nombre d’unités restreint, il ne faut que quelques minutes pour composer un plan valable et seulement quelques secondes pour s’arrêter à des options de rechange. Si vous prenez plus de temps à cela que vous n’en avez mis pour lire cet article jusqu’ici, c’est probablement que vous cherchez plus compliqué que cela ne doit être…

La clarté : « Toujours savoir où vous en êtes ». Surtout après plusieurs jours d’échange en PBEM, ou lors de la reprise d’une partie après un long intervalle de pause . Faites le point régulièrement, notamment si vous avez dû modifier vos prévisions, ou en fonction des nouvelles informations disponibles. Lorsque la situation est complexe ou la partie Dantesque, il peut être utile de laisser une trace écrite de vos plans (un croquis, quelques indications écrites) qui vous aide à y voir plus clair dans l’emploi de vos forces. 

La définition d’objectifs intermédiaires vous aidera également à mesurer à tout moment votre progression et réévaluer vos chances de réussite au regard des premiers résultats. Il est ainsi difficile de savoir quelles épreuves vous séparent de l’objectif lorsqu’il est éloigné mais si vous avez pris soin se « saucissonner » votre progression en sous-objectifs (qui concourent à la réalisation du principal), vous aurez en comptabilisant les étapes déjà parcourues une vision plus claire de votre état d’avancement.
A titre d’exemple, si vous avez pris soin de détailler que A, B et C devaient être accomplis avant de s’attaquer à  D avec des chances de réussites optimales, il vous suffit de noter mentalement les cibles qui sont déjà dans vos mains afin de jauger votre éventuel retard.

1.3 L’exécution du plan

Evidemment, le plan ne vaut rien s’il n’est pas mis en œuvre. Rien ne sert de l’élaborer si vous l’oubliez au premier engagement. J.-B. Dreyfus distingue quatre principes d’exécution du plan :  la persévérance, la détermination, la rapidité et l’opportunisme. 

La persévérance : « Tenez-vous au plan que vous avez élaboré et ne vous en écartez pas ».Ceci part du principe que votre plan doit en fait être assez bon et élaboré pour que vous ayez une solution à présenter aux modifications de situation qui peuvent se présenter en cours de partie. Plus facile à dire qu’à faire, dans bien des cas. Mais un joueur qui change d’orientation sans cesse en cours de partie court à sa perte.

Lorsque le jeu permet les échanges, par mail par exemple, le doute et l’hésitation peuvent être insinués dans les esprits des joueurs les plus novices et les plus prompt à se plier à la volonté de celui qui revendique le plus d’expérience. L’hésitation amène à l’immobilisme, l’immobilisme rend à l’autre l’initiative et, an bout de course, la victoire. C’est vil, mais on ne saurait sous-estimer la part du psychologique dans la confrontation. Un débutant confronté à un adversaire supposé plus fort devra lutter contre une force immatérielle qui l’incite à faire ce qui est attendu de lui: perdre en cédant à la panique, en n’osant pas…

Songez que les ruses, coups de bluff et tentatives de conviction (qui peuvent être matérialisées sur le terrain sous la forme d’unités en mouvement) sont souvent menés par votre adversaire avec une force proportionnelle à la menace que votre action représente. On ne cherche pas à convaincre un adversaire insignifiant, on l’ignore plutôt. A l’inverse, si vous faites l’objet d’une attention très soucieuse, c’est que votre adversaire vous craint. Sachez donc en profiter et donnez corps au plus vite aux peurs de votre opposant. Vous pourrez peut-être échouer mais au moins jamais être accusé de pusillanimité ni de mener une politique de girouette.

Lorsque César franchit le Rubicon, il prononça sans doute son « Alea jacta est » la peur au ventre ; mais celui ci n’aurait jamais pensé à se raviser, attendre, hésiter…une fois que sa décision était prise. L’hésitation et le doute, c’est la perte !

La détermination : « Ne voyez rien d’autre que l’aboutissement de vos opérations ». Une fois les mouvements engagés, menez les à bout. Le temps de la réflexion globale est passé, il faut maintenant agir – pas nécessairement comme une brute. Ne modifier pas vos objectifs sous prétexte qu’une cible en apparence plus alléchante se présente sur le bord du chemin. Ce que vous pensez gagner alors, vous le perdrez par la suite ailleurs, en vous trouvant trop en retard ou en nombre insuffisant devant l’objectif principal. Regardez la ligne d’horizon et ne flânez pas en cours de route.

La rapidité: « La rapidité est l’essence même de la guerre ». Prendre l’adversaire de vitesse, c’est conserver l’initiative (cf. plus bas sur le principe d’initiative). C’est donc prendre l’avantage et le forcer à réagir selon votre plan, et non pas l’inverse . Le bousculant, vous parviendrez peut-être à lui faire perdre la maîtrise de son propre plan. La partie sera dès lors à moitié gagnée.
La rapidité permet d’imposer votre vue et votre rythme à l’adversaire et non à subir le sien. Tel un boxeur, tant que l’adversaire est occupé à se protéger de vos coups incisifs, il ne peut vous décocher un uppercut meurtrier.

L’opportunisme: « Demeurez à l’affût ». Soyez strict dans l’application de votre plan, mais pas rigide. Si vous percez à jour les intentions de l’adversaire, si vous devinez une de ses faiblesses, poussez-le dans ses retranchements. Prenez cependant garde à ne pas trop dévier de votre plan initial (à moins d’être particulièrement expérimenté, auquel cas vous n’avez pas besoin de lire ces lignes…) qui seul vous tiendra à l’écart d’une erreur d’appréciation de votre part ou d’une contre-attaque réussie de votre adversaire. Opportunisme donc, mais de façon raisonnée et en conservant une cohérence globale de positionnement et de direction.

[Page 2: Le principe d’initiative]

11 Responses to L’Art de la guerre

  1. Emil' Emil' dit :

    Très sympa …

    J’aime le côté un peu Sun-Tzu « l’art de la guerre ».
    « L’hésitation et le doute, c’est la perte ! » C’est valable dans la plupart des actions de la vie courante …

    J’espère me faire la main suffisament vite pour faire de bonnes parties avec toi Carlos …

    (pitié que ma femme me laisse du temps libre, pas de Sun-Tzu qui tienne avec cette espèce là ^^’ )

  2. Val06 dit :

    Oui mais entraine toi avant; parce que le Carlos est un animal coriace…:)

  3. Carlos Carlos dit :

    J’étais il y a peu tout jouasse de m’apercevoir que j’avais cumulé une série de 8 victoires consécutives en scénar (je me fais mousser si je veux :p). Pour nettement tempérer, la plupart ont été remportées contre des débutants qui découvraient le jeu depuis peu (je me déprécie si je veux :p)
    Mais il y a quelques jours, Sergent Chaudart (du CDO) a écorné mon « palmarès » puisqu’à l’issue d’un engagement marathon sur « Fight At Vallebruca », je n’ai réalisé qu’une « égalité » avec les allemands.

    Pour rejoindre le sujet, j’ai préféré en fin de partie me la jouer « petit bras » en renonçant à contester la prise d’un des deux objectifs. C’était pourtant jouable, mais avec le risque aussi bien de tout perdre. J’ai donc achevé le scénario avec une prudence excessive, laissant l’initiative à un adversaire lui aussi à bout de souffle mais plus impétueux, et ai engrangé un résultat logique.

    On est donc à 9 consécutives sans défaite. J’ai en cours un engagement contre Crom pour lequel je suis assez confiant, un énorme engagement sur « Rampart of the Palikoi » très indécis…et nous avons le notre Val06 sur « Linking Up & Breaking Out » que je ne sens pas forcément bien pour l’instant, encore qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir.
    Je n’ai pas encore honte de ma prestation mais j’ai je crois besoin de progresser en matière de défense urbaine face à une puissance de feu supérieure. Je me suis souvent fait piéger par des tirs croisés entre bâtiments. Beaucoup de petites erreurs additionnées (et d’actions inspirées de ta part) commencent à me coûter pas mal.

    Il y a aussi « Deville » contre Sergent Chaudart où je suis allemand. Le scénario vient de commencer; il sera de toutes les façons très compliqué de gagner sur celui là.

    @Emil: Pour la vie de famille, l’idéal reste le PBEM: on joue quand on peut et on n’est pas obligé de réserver une après-midi ou une soirée.

  4. Emil Emil dit :

    Oh, c’est pas le niveau de l’adversaire qui m’inquiète. Au contraire, plus c’est coriace, plus c’est intéressant. Etant un habitué de close combat et plutôt esprit stratégique, ça devrait aller …

    C’est plutôt le maniement du jeu et les petites subtilités qui font la différence lors des combats qui m’inquiètent. C’est pour ça que je pose tant de question pour combler mon retard.

    Formation express by Carlos, y’a rien de mieux 🙂
    un grand merci…

  5. Carlos Carlos dit :

    Ya pas de quoi mon Loulou, et je partage tout à fait ta manière de voir les choses.

    (J’en profite pour donner le lien vers nos échanges précédents, qui peuvent servir à l’usage d’autres personnes qui abordent le jeu.)

    Se faire battre parce qu’on a suivi un plan mal fichu, qu’on a manqué d’inspiration ou d’expérience tactique… Ça n’est pas grand-chose. Chacun est passé, et je dirai passe-même continuellement par là. On est jamais à l’abri d’une situation où on va « merder » et se faire battre par un adversaire meilleur ce jour là.

    Mais se faire battre parce qu’on s’est fourvoyé dans le gameplay/gestion des ordres et que de ce fait les unités n’ont pas réalisé ce qu’on avait pourtant bien en tête…ça s’est extrêmement frustrant. On est alors battu « à la loyale » parce l’adversaire n’y est pour rien, mais pas pour les bonnes raisons.

    Qu’un bon technicien du jeu batte un bon tacticien qui lutte par inexpérience maladroitement avec les commandes du jeu, ça n’est formateur ni pour l’un, ni pour l’autre. Le premier se croira à tort le meilleur, tandis que le second aura tendance à vouloir fiche des coups de poing dans l’écran et être écoeuré de ce foutu jeu.

    En matière de technique, La « subtilité » qui demande le plus de bouteille et n’est je crois jamais complètement évidente, c’est le pathfinding des unités. Lorsqu’on commence, les unités ne font jamais tout à fait ce qu’on voudrait qu’elles fassent et on peste souvent. Et puis, les parties se succédant, on apprend à pallier les côtés hasardeux de cet aspect de jeu avec des ordres plus fins, ou encore à anticiper et jouer avec les « faiblesses » du pathfinding en sachant à l’avance ce que sera ce « n’importe quoi »

    Ceci dit, je te suggère de ne pas trop patienter avant de démarrer en douceur avec un petit PBEM. Une fois que l’on maîtrise les commandes, l’IA ne propose pas un challenge qui permette un très bon apprentissage. Et surtout, elle est beaucoup moins marrante qu’un adversaire qui va brocarder tes erreurs ou au contraire pleurnicher sous tes tirs. 😀

  6. Emil' Emil' dit :

    Je viens de découvrir qu’il y avait plusieurs pages par article /// …

  7. StuG dit :

    Et donc 2 fois plus de Grisbis à lâcher… 😀

    [EditCarlos: justement non M’sieur StuG: le coût est le même que la page soit d’un seul bloc ou divisée en 2, 10 ou 59 sous-pages. Vous êtes certain de commenter un article que vous avez acheté et lu ?]

  8. taldek dit :

    Pas de secret « de la mort » mais quelques conseils généraux à mon sens pas indispensable pour un débutant.

  9. Svidrir Svidrir dit :

    Joliment écrit et très intéressant.

  10. Unlucky Lad Unlucky Lad dit :

    Petite question:
    Les images qui ne sont plus hébergé par Imageshark sont nécessaires à la compréhension, ou ce sont juste des illustrations?
    (vu que les quelques unes qui apparaissent normalement ne sont là que pour égayer le texte, je pense à la deuxième solution, mais je voulais confirmation…)

    Sur l’article même, je vais essayer d’appliquer ça à ma prochaine descente (l’est dur ce jeu pour un newbie quand même…)

    • Carlos Carlos dit :

      Les images qui ne sont plus hébergé par Imageshark sont nécessaires à la compréhension, ou ce sont juste des illustrations?

      Non, comme tu t'en doutais, elles n'avaient qu'une valeur illustrative.

      Ceci dit, ce qu'il en reste étant bien moche, je devrais m'occuper de les remplacer, en les hébergeant en interne cette fois. 🙂

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