L’effet des armes : les mortiers US

Lire le billet d’introduction

I) Le mortier de 60mm

Petite merveille des compagnies d’infanterie, le mortier de 60mm est une arme qui vaut surtout par sa flexibilité et sa rapidité de mise en œuvre. Utilisée en tir direct c’est une arme redoutable qui permet de supprimer les défenseurs d’une haie de bocage a peu de frais. Alors, concrètement, qu’est-ce que ça vaut?

1) Le tir sur une zone à découvert

Les tirs ont été effectués dans la configuration « medium » en durée et en rythme afin d’avoir un point moyen. Les résultat sont éloquents. Voici un groupe lambda (US car plus facile pour les tests).

MO 60mm plaine 1 CM Normandy 2013-12-22 15-05-18-53

Au bout d’un tour, le groupe est presque entièrement pulvérisé. Impressionnant.

CM Normandy 2013-12-22 15-08-05-23

A la fin du deuxième tour, la situation a peu changée mais le groupe est hors de combat. Une dizaine de soldats hors de combat à peu de frais. Bon, alors, comment se protéger d’une telle arme? La forêt semble une alternative.

2) Le tir sur zone boisée « légère ».

Le test met toujours en scène un groupe lambda. CM Normandy 2013-12-22 17-07-46-64 CM Normandy 2013-12-22 17-08-38-32

Au bout d’un tour, c’est un massacre. La forêt légère n’est d’aucune utilité si ce n’est de dissimuler le groupe a un éventuel observateur, c’est déjà pas mal!

3) Le tir sur zone boisée « épaisse ».

Peut être qu’une zone boisée plus épaisse offrira une meilleure protection?

CM Normandy 2013-12-22 17-12-38-89 CM Normandy 2013-12-22 17-13-20-70 CM Normandy 2013-12-22 17-13-35-68

Le résultat est sans appel. C’est aussi un massacre. Le léger différentiel au niveau des survivants n’est, à mon avis, pas à prendre en compte car il dépend du facteur chance (précision des impacts). Ceux qui s’intéressent à l’histoire militaire ne seront pas étonnés de ces conclusions. La forêt ne donne que l’illusion de protection. En effet, lorsque les obus font éclater les arbres, cela forme des échardes particulièrement mortelles pour un fantassin. Le jeu rend cela très bien. Cela dit, l’avantage de la forêt épaisse est de dissimuler les vues. Il est donc intéressant de laisser quelques observateurs en lisière et le gros à l’intérieur (à l’abri des vue des observateurs). Contre un tir programmé ou un TRP, aucune parade n’est possible.

4) Le tir sur de l’infanterie mécanisée.

Dans ces tests, l’infanterie est embarquée dans un halftrack. Ce véhicule est censé protéger les fantassins de ce genre d’arme. Voyons ce qu’il en est réellement.

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On le voit. Les obus n’ont pour seul effet que d’ajouter de la suppression au groupe embarqué. Sur la séquence, il y a eu quelques coups au bout mais sans que cela cause de véritables pertes. Je pense qu’à part un gros coup chance , le tir de mortier de 60mm est inefficace contre ce type d’unité.

5) Tir sur une haie de bocage

Le bocage offre une excellente protection contre les tirs d’arme légère. Qu’en est-il des mortiers?

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Le bocage offre, donc, une bonne protection. Seulement la moitié du groupe est détruite. Par contre l’effet de suppression est toujours là. Le mortier de 60mm ne détruira, donc pas l’objectif (à moins de cramer toute la dotation en munitions), mais préparera avantageusement un assaut ultérieur (suppression et moral amoindri).

6) Tir sur petit bocage et sur haie.

Dans les deux cas le résultat est sans appel, destruction du groupe. Décidément cette petite arme est redoutable!

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7) Tir sur bâtiment.

Couvert par excellence, voyons quelle protection offrent les murs et maisons. Tout d’abord, les murets.

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Le groupe est sacrément atteint et le mur littéralement détruit. Ca calme.

Maintenant voyons les maisons.

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Les bâtiments offrent, donc, un bon couvert. Plus le bâtiment est gros (immeubles etc.) et plus la protection est importante. Il est, donc, inutile de tenter de tirer dessus au mortier de 60mm car cela consomme beaucoup de munitions pour un effet aléatoire (sur une petite maison, le groupe subit peu de pertes et sur un immeuble, l’effet est pratiquement nul). Voyons tout de même un tir à cadence élevée utilisant toutes les munitions des mortiers.

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La maison est finalement détruite mais au prix d’une centaine d’obus (trois mortiers hors carte et 135 obus). C’est énorme pour un effet discutable. La solution est de tenter le calibre supérieur.

Conclusions sur le mortier de 60mm.

– Pour un coût moyen de 26 points (servants « regular ») cette petite machine peut faire très mal sur les concentrations d’infanterie en milieu ouvert ou derrière des haies. En terme de rapport qualité – prix, il est clair qu’il y a peu de groupes pouvant rivaliser.
– Le tir direct (derrière la couverture du bocage surtout) est à chercher en priorité il me semble. Cela permet de gagner du temps et des obus en zappant la phase de réglage. La solution peu sembler risquée mais avec un terrain favorable, offrant de bonnes lignes de vue et l’équipe cachée, attendant le signal pour faire pleuvoir une pluie de projectiles; la manip est redoutable.
– Pas la peine de tirer sur des cibles durcies (blindés, mécanisés, bâtiments et autres bunkers), vous ne ferez que gaspiller des munitions pour un effet limité.
– La portée des éclats étant assez faible et la précision des tirs moyenne (voir la dispersion des obus sur les captures d’écran), je préconise un tir ponctuel plutôt que zonal. Dans cette configuration vous rentabilisez votre demande de tir et, la dispersion faisant le reste, vous détruisez le groupe en question. Voulant tout faire, j’ai parfois essayé de faire des tirs zonaux avec cette arme. J’ai toujours été déçu par le résultat.

II) Le mortier de 81mm.

Petite merveille encore utilisée par les armées actuelles (avec quelques modifications), le mortier de 81mm est indispensable. Alliant la puissance de feu à la réactivité, il est à utiliser en toutes circonstances.

1) Tir à découvert et en forêt.

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Bon, étant données les résultats du mortier de 60, il est normal que le 81 fasse le même effet. La seule conclusion à tirer de tout cela est que dans ce cas de figure, rien ne sert de choisir des calibres plus gros et qui demanderont plus de temps à arriver.

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Pareil pour la forêt. Maintenant, passons aux couverts plus « lourds ».

2) Tir sur le bocage « haut ».

Réduire un groupe ou une section tenant une haie de bocage est toujours toute une histoire, surtout si le dispositif est bien pensé et que les possibilités de contournement sont limitées. On l’a vu, le mortier de 60mm est une bonne solution qui, néanmoins, manque un peu de punch. Qu’en est-il du calibre au-dessus?

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Comme vous pouvez le constater, l’arme est légèrement plus efficace. Globalement, sur l’ensemble des tests réalisés, on peut dire que l’arme est un excellent choix pour ce genre d’obstacle : rapide à mettre en œuvre, elle permet d’accompagner votre assaut dans des délais acceptables et elle causse des dégâts suffisamment importants pour vous permettre de monter à l’assaut plus sereinement. Cependant, le tir direct étant pratiquement impossible avec ce genre d’arme, il est intéressant de préparer sa manœuvre avec quelques TRP placés sur le chemin pour accélérer les choses et, surtout, pour zapper la phase de réglage qui vend la mèche beaucoup trop tôt. Petit détail qui tue sur la capture d’écran : l’arbre qui explose sous les obus. Bon à savoir!

3) Tir sur bâtiment.

La question de l’efficacité des mortiers sur les bâtiments est intéressante. En effet, beaucoup envoient tout ce qu’il peuvent sur la première petite maison remplie de méchants Teutons. Pourtant, là encore, l’effet est mitigé.

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Le résultat du tir est très décevant, et pourtant il a duré! Comme vous vous en doutez, l’effet principal de ce genre de tir est … la suppression et, donc, la possibilité de s’approcher de l’objectif sans trop de heurts.
En envoyant des tirs de ce genre, n’espérez pas détruire la résistance ennemie, à moins de taper sur des cibles déjà fragilisées psychologiquement (qui s’enfuiront et se feront hacher menue…).
Pourtant, il est, tout de même possible de détruire de petits bâtiments avec le 81mm. Mais c’est rare…

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Dans ce cas de figure, on peu voir la grange salement amochée par un tir « medium », on le voit, certains bâtiments sont plus fragiles que d’autres contre ce type de munition.
Dans ce cas de figure suivant, j’ai eu la chance de faire plusieurs coups au but. Et là …

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Destruction!

Cependant, si vous avez bien observé, vous remarquerez qu’au bout d’une minute, le groupe était pratiquement intact! Je pense que ce cas de figure est suffisamment rare et coûteux pour être intéressant. Pour ma part, je pense qu’il vaut mieux attaquer ce genre de cible avec le calibre au dessus.

3) Tir sur Halftrack.

Maintenant, revenons sur les Halftrack. Le mortier de 60mm n’avais aucun effet sur ce type de véhicule, qu’en est-il du mortier de 81mm?

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T 2 CM Normandy 2013-12-22 15-26-40-75

Les captures sont, ici, éloquentes. Les obus, percent le blindage et causent de gros dégâts à l’équipage. Ce dernier n’est pas, à proprement parler, annihilé mais les pertes humaines et l’impact moral est tel que le groupe n’est plus bon à rien. Cependant, le propre de ces véhicules quand ils sont chargés c’est qu’ils bougent! Il est, donc, toujours hasardeux de viser ce genre d’objectif avec des mortiers. Le temps que les pélos arrivent, les fantassins auront déjà débarqué sous votre nez!

Conclusions sur le mortier de 81mm.

– Pour un coût moyen de 96 points, le groupe de deux mortiers de 81mm hors carte est un choix judicieux. Alliant la rapidité au punch, l’arme est un incontournable du champ de bataille qui se révèle lorsqu’elle est utilisée avec un bon réseau de TRP (délais d’attente de trois minutes seulement). Utilisée de cette manière, vous pouvez frapper à la vitesse de l’éclair, sans passer par la phase de réglage. Idéal pour préparer un assaut dans la foulée (genre contre-attaque) ou bien même de contrer une attaque imprévue.
– Les éclats d’obus portant assez loin, vous pouvez faire quelques tirs zonaux sur de fortes concentrations d’infanterie. Effet garanti!
– Le tir sur bâtiment est déconseillé. Trop aléatoire pour une consommation excessive de munitions. Utilisez de préférence les calibres supérieurs.

III) Le mortier de 107mm.

Petit chef d’œuvre de l’armée américaine, le mortier de 107mm est une belle arme qui doit être réservée aux cas particuliers.
Je passerai, donc sur les zones identifiées comme très vulnérables (découvert, forêt, muret etc.) pour me concentrer sur les « gros objectifs ».

1) Tir sur le bocage.

Le mortier de 81 mm est une bonne arme pour se battre contre le bocage, est-ce que le « clique » au-dessus vaut le coup?

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Assurément, le 107mm fait très mal. Pourtant, je pense que le 81mm suffit pour la plupart des cas. La plus-value du 107mm serait à rechercher plutôt dans un gros tir zonal (englobant plusieurs haies par exemple) ou pour calmer quelques blindés légers embossées contre du bocage.
Qui plus est, les délais de mise en œuvre (7 minutes) impose une petite planification ou un bon TRP (délais ramené à 5 minutes). A utiliser contre des cibles bien spécifiques et identifiées par avance, donc.

2) Tir sur les bâtiments.

Pour moi, le rôle du 107mm contre les bâtiments est central.
Voyons, tout d’abord un tir lambda (« medium ») sur un bâtiment lambda.

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Sans surprise, le bâtiment est pulvérisé et là, c’est du cent pour cent (enfin jusqu’à présent)!
Cependant, un tir « medium » ça consomme des munitions. Est-ce qu’un tir plus court peut apporter les mêmes effets?

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Comme vous le voyez, un tir « short » en durée et en cadence donne les mêmes effets. Au total, 12 obus ont été tirés (six par mortier), le rapport qualité-prix est pas mal à ce niveau là!
J’ai testé la même chose avec le volume le plus bas (« harcèlement »), mais là, ça ne marche plus (faut pas abuser non plus!). Je pense quand même que le coup de chance est possible. En cas de coups au but multiples, il est fort possible qu’avec cette faible cadence le bâtiment s’effondre aussi.
Mais, il est intéressant de se demander quelle résistance offrent les plus gros bâtiments.

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Dans ce cas de figure, le 107mm est insuffisant et le groupe faiblement atteint, pourtant j’ai envoyé tout ce que j’avais! J’enfonce des portes ouvertes en le précisant, mais toutes les constructions ne se valent pas! Ainsi, pour atteindre des constructions de ce type, il faudra passer par du plus gros calibre (la véritable utilité des plus gros canons)… ou espérer le coup de chance (et ses multiples coups au but).
Fort de ces conclusions et pris d’une folie soudaine, je me suis, alors, mis à lancer un tir zonal en ville avec le mortier de 107mm. Ne sachant pas où se trouve l’ennemi, l’objectif est de détruire de manière aléatoire les bâtiments dans la zone en espérant causer quelques pertes. Et la constatation de cette technique est…

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Désastreuse!

La conclusion de ce petit test est donc : concentration des efforts! Rien ne sert de disperser les tirs sur des structures solides, c’est un véritable gâchis de munitions.

Dernier petit test concernant les bâtisses : le phosphore blanc!
Petite merveille chimique (encore utilisée de nos jours par de nombreux pays), le phosphore blanc (« WP » en Anglais) est un excellent moyen de créer un brouillard très dense pour préparer un assaut ou couvrir un mouvement. Mais c’est aussi un produit hautement inflammable. Et c’est là que ça devient intéressant! Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Américains s’en sont beaucoup servi pour tout brûler, est-ce que cet effet est bien rendu dans le jeu?

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Et bien pas du tout! Pourtant, le bâtiment aurait dû prendre feu, piégeant ses occupants dans une prison de flammes! Ayant testé l’affaire sur d’autres milieux (forêts, plaines etc.), le résultat est exactement le même. Conclusion: le jeu ne simule pas les incendies. On s’en rend compte assez vite en jouant, mais j’espérais une petite exception pour le phosphore blanc! Snif!

3) Tir sur blindé.

Enfin, petite folie pour terminer sur une note sympa, le tir sur blindé.
J’ai testé l’effet du mortier sur trois panzers (les plus fréquemment utilisés). Je pense que ça ne sert à rien de faire des tests sur l’ensemble des blindés du jeu, car on en finirait jamais, par contre, je pense que ce petit test peut vous donner un ordre d’idée qui pourrait vous surprendre.

Tout d’abord le Panzer 4.

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Comme vous pouvez le voir. Le blindé ne tient pas sous les tirs du 107mm. Ce résultat est obtenu assez rapidement avec un tir « medium » (voir le chrono sur les captures). Je pense que tenter le coup avec une durée plus faible a peu de chance d’aboutir étant donné que ce genre de résultat est tributaire du nombre de coups au but. N’oubliez pas, là encore, qu’un char c’est sensé bouger beaucoup et que ce genre de tir ne fonctionne que sur un véhicule à l’arrêt. Donc, pour que ça marche, il faut un TRP (pas de tir de réglage) et choisir une cadence assez élevée (« médium » au moins), comme ça, l’équipage n’aura pas le temps de comprendre ce qui se passe avant d’être immobilisé. Une fois les chenilles détruites, c’est gagné!

Maintenant, les panzer 5 (Panther) et 6 (Tiger).

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CM Normandy 2013-12-28 06-32-10-03

CM Normandy 2013-12-28 06-32-27-34

Des ces deux cas de figure, le résultat est plus mitigé. Le tir a donné de nombreux coups au but mais aucun n’a percé. Le 107mm ne peut, donc, qu’immobiliser ce genre de char. Conclusion, il vaut mieux passer son chemin et utiliser cette arme sur d’autres cibles.

Conclusion sur le mortier de 107mm.

– L’arme est d’un intérêt incontestable mais doit être utilisée dans des cas particuliers : Destruction de bâtiments, tir zonal sur de fortes concentrations d’infanterie près du bocage, destruction de blindés légers et moyens (moyens moins pour les Allemands).
– Compte tenu des délais, il est important de préparer les tirs soit durant la phase de déploiement, soit par un TRP. En l’absence des deux, prenez le temps de planifier votre action, sinon vous risquez de gâcher vos tirs en tapant dans le vide.
– L’arme coûte peu cher (182 points) mais est rare (910 points). Elle est, donc, à utiliser avec parcimonie.
– Le tir fumigène, s’il ne brûle pas, est néanmoins, redoutable. L’écran formé est énorme et permet d’appuyer avantageusement vos mouvements.
– L’arme n’est utilisable que par un observateur d’artillerie. Attention à ne pas le perdre au premier échange de coup de feu!

Conclusion Générale.

En guise de conclusion pour cet article interminable, j’aborderai ces quelques points.

– Utilisez les armes en fonction de leur effet. Si vous visez de l’infanterie à découvert, restez dans le petit calibre. Si vous visez des bâtiments, prenez le calibre supérieur. Tout simplement.
– Connaissez l’effet des armes, ça vous permettra d’économiser des munitions.
– Autant que possible, préparez vous un bon réseau de TRP. Ils vous donneront une grande précision doublée d’une grande rapidité. Qui plus est, n’oubliez pas que grâce à ces petites merveilles vous pouvez tirer sans avoir de lignes de vue (et donc laisser votre observateur au chaud à l’arrière)! Des TRP bien placés peuvent, même, permettre de grands tirs linéaires ou zonaux sans aucune ligne de vue.
– Contrairement à ce que l’on peut penser de prime abord, l’artillerie la plus intéressante est de petit calibre. Les mortiers de 60mm et 81mm suffisent pour la plupart des cas, coûtent rien et sont rapides à mettre en œuvre. Le choix d’un (très) gros calibre doit, donc, être motivé par une stratégie particulière sous peine de gâcher des points pour rien.

26 Responses to L’effet des armes : les mortiers US

  1. Li-An dit :

    Ça serait bien de préciser ce qu’est un TRP pour les grosses buses comme moi qui ont fait un service civil.

  2. Carlos Carlos dit :

    Target Range Point (page 102 du Fucking Manuel VF)

    Les mecs font tranquillement des tests d’artillerie avant la bataille et enregistrent les réglages associés à certaines cibles (marquées en jeu par les TRP) . Une fois celle-ci lancée, un ciblage sur ou autour (50 mètres de rayon) des points enregistrés et les mecs n’ont donc plus qu’à reprendre ce qu’ils ont marqué sur leurs petites tablettes. Concrètement en jeu, le délai d’attente est réduit (pas de tir de repérage, c’est déjà fait) et la précision souvent impeccable.

    Un TRP coûte 30 points en QB

    PS : Je reviendrai commenter ce gros article 😉

  3. Alma dit :

    Merci Laits pour cet article. Le 60 mm est encore en usage aujourd’hui, très largement. Elle est également sans pareil pour dégommer des points de résistance, nid de mitrailleuse, canons AC, en tir indirect. Je recommanderai très chaudement à cette unité une chaîne de commandement « crack ». Ca coute pas beaucoup, c’est plus rapide, permet au total d’économiser en temps et munitions et en général on le garde jusqu’au bout de la mission. D’ailleurs, j’aimerai bien savoir comment on réapprovisionne en obus de mortiers, avec une jeep par exemple. Quelle unité faut-il acheter pour faire ça ?

  4. vatoutine dit :

    Le mortier est une arme à fort pouvoir de destruction: ainsi, il a été estimé que les 3/4 des pertes américaines avait pour cause cette seule arme.

    Avec l’utilisation du TRP, il devient une arme essentielle dans un cadre défensif.

  5. Carlos Carlos dit :

    Bon, allons-y ! (prenez une goulée d’air)

    Voilà un gros article fourni, sérieux, et particulièrement bien écrit. J’insiste d’entrée de jeu sur ses qualités afin -tout d’abord- d’inciter à son achat mais aussi pour qu’on les garde en tête pendant qu’on lit la suite de mon commentaire, qui pointe ce que j’estime être d’importants défauts.

    L’article s’attaque -comme tu le précises Laits- à un vaste champ d’exploration, assez complexe à cerner. Si tu as le mérite de poser sur le sujet une première pierre (de taille!), on est loin je crois d’avoir quelque chose de définitif…sans compter ce que je pense être un certain nombre d’erreurs.

    Je débute par quelques rectificatifs/remarques de détail avant d’en venir à ma critique majeure

    * Images 4 et 5 – que tu qualifies « tir en zone boisée légère » : Techniquement parlant, c’est à dire en terme de jeu, ce sont des arbres plantés sur un terrain découvert, et non une zone boisée légère (au sens de terrain « forêt clairsemée»).

    *

    La forêt ne donne que l’illusion de protection. En effet, lorsque les obus font éclater les arbres, cela forme des échardes particulièrement mortelles pour un fantassin. Le jeu rend cela très bien. 

    Je pense que tu te trompes. Je veux dire que ton constat est historiquement et militairement exact (pour ce que j’en sais), mais faux en terme de jeu. Si dans la réalité les échardes (et je crois la réverbération de l’onde de choc) augmente -dans la réalité- le danger en forêt, je suis presque assuré qu’un arbre offre dans Combat Mission une protection relative (le jeu ne gérant pas les effets de l’éclatement du bois). En jeu, un obus qui heurte le sommet d’un arbre (ou d’une haie de bocage) y explose, avec un effet au sol réduit, souvent pratiquement nul. J’estime par expérience que si l’obus atteint le sol, il n’est ni plus ni moins meurtrier en forêt qu’à découvert. Mais si par chance il frappe un tronc en hauteur, son effet est presque réduit à néant.
    Le différentiel dont tu parles est éventuellement plus à chercher dans la pente qu’on voit sur l’image, mais j’en reparlerai en fin de commentaire…;)

    6) Tir sur petit bocage et sur haie.

    Ton test sur « petit bocage » n’est pas bon puisque le groupe que tu montres n’y est pas collé, mais plusieurs mètres (voire dizaines) derrière. En somme, ton test n’est pas différent d’une situation à découvert sur terrain plat.

    Plus le bâtiment est gros (immeubles etc.) et plus la protection est importante.

    Oui et non. La taille du bâtiment n’est pas vraiment déterminante. Ce qui importe davantage est le matériau de construction qu’on reconnaît sur les texture des bâtiments. Une grange est par exemple relativement imposante mais ne résistera pas à une dizaine d’obus (et la protection qu’elle offre est faible). Des bâtiments plus petits ou de même taille en briques ou pierres de taille seront plus résistants, voire pratiquement indestructibles à l’exception des façades (les immeubles sont en réalité destructibles étage par étage, mais au prix d’un déferlement d’artillerie prohibitif). Ces derniers bâtiments offrent aussi une bien meilleure protection à l’infanterie (contre l’artillerie entre autres).Les meilleures constructions ne laissent d’ailleurs passer les balles qu’à travers les fenêtres, tandis que même les murs des plus mauvaises sont « perméables » aux projectiles.
    Chaque bâtiment à ses propres caractéristiques de résistance/protection offertes.

    Conclusion: le jeu ne simule pas les incendies. On s’en rend compte assez vite en jouant, mais j’espérais une petite exception pour le phosphore blanc! Snif!

    Oui, évidemment, mais ça on le savait depuis 2007 et Combat Mission Shock Force : pas de feu dans CM…jusquà CM : Front de l’Est ?:D

    M’enfin, tout cela n’est finalement qu’une revue de détail pinailleuse et ne doit pas éclipser le fait que -globalement- je partage tes conclusions des différentes parties de ton article.

    Non, en réalité, ma plus importante critique réside dans le fait que -selon moi-, tu n’as pas pris le sujet des « effets des armes » par « le bon bout », du moins n’a pas opté pour une méthodologie de test qui soit concluante ; qui permette d’obtenir des résultats vraiment probants.

    Pour deux raisons
    1 – Une méthodologie qui laisse le champ à une combinaison de facteurs trop nombreux et complexes pour que les résultats puissent être concluants sur un test isolé (ou une petite série). Ton parti pris d’observer les effets d’une frappe au bout d’une minute consiste à observer les effets d’un « nuage de points » (les emplacements des impacts) toujours changeant (la dispersion variant en fonction de l’expérience des unités et, en premier lieu, du hasard) sur un autre « nuage de points »( la conformation précise des unités), toujours changeante elle aussi…et qui varie même au cours de la minute (je pense aux hommes debout qui vont se coucher par exemple).
    En somme, l’ensemble est aussi complexe et vain que d’essayer de savoir se qui se passe dans la grosse boule de la Loterie Nationale à partir d’un seul tirage du loto.

    2- L’effet de répétition introduit par la frappe, qui « empile » les résultats en dissimulant les effets de chaque obus. Pour comparer, ce serait un peu comme demander à des joueurs de roulette russe de se presser autant de fois que possible la gâchette en une minute et de ne regarder ce qui se passe qu’à la fin de la minute. Tu arriverais à constater qu’en 1 minute, la probabilité de succomber à la roulette russe est de 100 %… sans jamais pouvoir détecter (en imaginant que tu ne le savais pas) qu’une pression sur 6 était en fait mortelle.
    En mettant deux balles dans le barillet plutôt qu’une, tu aboutirais au même résultat au bout de la minute (100%) sans détecter que la probabilité était cette fois de 2 sur 6.

    Bref, ce qui selon moi aurait été plus pertinent (et instructif, car j’ai mon idée sur les conclusions), c’aurait été d’observer attentivement chaque obus, quitte à ne mater dans le détail que les trois premiers de chaque frappe.
    1 obus est tombé ? Ce type à 5 mètres de l’impact s’en est sorti tandis qu’un autre à 50 mètres a succombé…tiens tiens…pourquoi ?

    Car si Combat Mission est « faible » sur la simulation de l’éclatement du bois et de ses effets dévastateurs (voir plus haut), il est globalement « juste » (du moins plausible, pour ce que j’en sais) sur la manière dont se comporte une explosion. Et oui, Combat Mission gère de façon rigoureuse le comportement de l’onde de choc et des éclats. Et ça, à ma connaissance, peu de jeux le font (dans beaucoup de jeux c’est du type « si t’es à moins de 50 mètres t’es mort, de 50 à 75 mètres, tu perds x Points de vie ou a telle proba de mourir …ect… ».
    Nan, dans Combat Mission, si un homme est sur le chemin de l’onde/des éclats, il pourra être touché…et s’il n’y est pas, il sera TOUJOURS sain et sauf.

    En somme, ce qu’il faut comprendre est que -d’après mes nombreuses expériences- une explosion trace véritablement une « ligne de vue » dans toutes les directions (et à une portée qui varie en fonction de la puissance de l’explosion). Si un homme est « en vue » de l’explosion, il peut être touché par l’onde/les éclats. S’il n’y est pas, il ne sera pas touché. Tout se joue en « ligne droite » à partir du point d’impact. Une onde n’ira pas tourner un coin de mur pour vous chercher ni plonger dans un fossé pour vous débusquer. Elle passera dans le premier cas à côté et dans le second au dessus.
    Par contre (et j’ai des exemples de jeu), un obus de 81 mm peut parfaitement tuer un gars débout à plus de 100 mètres (!!!) du point d’impact si le terrain est parfaitement plat…et épargner un type à deux mètres seulement de l’impact, couché derrière un talus de seulement 50 cm de hauteur.

    C’est hyper important car dans Combat Mission, pour se protéger de l’artillerie de tous les calibres, il suffit en quelque sorte d’optimiser la quantité et la qualité des obstacles à ces fameuses « mortelles lignes de vue »…comme les ondulations du terrain par exemple (facteur absolument absent de ton article, et pourtant probablement le plus important)…ou le fait, tout simplement, d’être couché plutôt que debout lorsqu’un obus tombe…

    En conclusion (provisoire) ton article a comme autre grosse qualité de m’inciter à rédiger le mien pour détailler et illustrer les derniers points que je viens d’évoquer.
    Tes conclusions issue de ton expérience m’incite à mettre sur la table les miennes, qui seront j’espère critiquées (positivement ou négativement) par ceux qui en ont d’autres, différentes, à amener.

    C’est ça partager, merci !

  6. Li-An dit :

    Je suis un peu perplexe pour la première partie du commentaire de Carlos mais bien plus convaincu par la seconde – ça va jouer dans ma façon d’appréhender un bombardement à venir.
    Une remarque qui n’a rien à voir mais quand même si: cette page est horriblement longue à charger parce que les images n’ont pas été optimisées. Une image de 1 364px × 768px en BMP (en bitmap????) à plus de 3Mo – et il y en a combien ? – c’est juste du n’importe quoi sur le Web -imaginez le type qui veux visualiser l’article sur son smartphone. Il faut ABSOLUMENT convertir ça en jpg – qualité 80% pour garder une visibilité correcte. On devrait tomber à moins de 300 ko c’est à dire diviser la taille par 10. Un plugin genre http://www.echodesplugins.li-an.fr/plugins/ewww-image-optimizer/ s’il est compatible avec votre hébergement peut aussi aider.

    • Laits Laits dit :

      A li-An. Bien vu pour les photos. Je ne m’étais pas rendu compte lors de l’écriture. Je vais faire attention à ça pour le prochain article et, dès que j’ai un peu de temps, je compresse les photos de l’article.

      A Carlos. Ton commentaire est très intéressant, surtout, la deuxième partie.
      A début tu pinailles un peu sur des images pas toujours bien choisies ou des choses qui semblent évidentes pour toi mais pas pour tous.

      Si l’on ne s’adresse pas à tous (c’est-à–dire ce qui n’ont pas connu CMx1 ou CMSF), je pense qu’on rate quelque chose. Surtout si l’on veut essayer de développer la communauté française. A mon sens, il est toujours bon d’écrire trois lignes sur un point maîtrisé par la plupart (comme la question du feu … et du phosphore blanc (re snif)) mais qui éclairera les « nouveaux convertis ». Le passer sous silence risquerait de zapper, par la même occasion, une grosse partie du public (qui demande lui aussi des réponses aux nombreuses questions que soulève le jeu).

      Ta deuxième partie m’intéresse et m’intrigue. Je pense que ton présupposé va dans la bonne direction et j’ai hâte d’en lire les conclusions.
      A mon sens, tes observations, complèteront, et affineront les miennes. Je m’explique.
      Comme je l’écris au début, le but de l’article est de donner des « clefs » de compréhension sur une situation générique (tir lambda sur groupe lambda). Ainsi, on voit un tir d’efficacité sur un groupe immobile pendant une minute (le temps où le joueur ne peut agir). Parfois ça dépasse, pour montrer l’issue si le groupe reste en place. Les différentes situations permettent de donner une idée globale de l’effet des armes sur un milieu donné. Par exemple, tirer au mortier léger sur un bâtiment (aussi peu solide soit-il) est du gaspillage de munitions, même s’il est possible de faire effondrer (avec un peu d’acharnement) une grange et de causer quelques pertes…
      Bien évidemment, ces tests, ne prennent pas en compte le « brouillard de la guerre » (en gros le fait qu’on sait rarement où se trouve exactement l’ennemi, que ce dernier bouge et réagit au moindre obus de réglage etc.) et les « frictions » (tous les petits aléas : un observateur nerveux ou cloué par des tirs, un vent fort qui font que les obus partent à dache pendant le réglage etc etc.). Ainsi, cet article présente une situation simple qui permettra d’avoir un ordre d’idée quant à l’efficacité de telle ou telle arme. A cela s’ajoute quelques précisions sur l’emploi des trois armes afin d’optimiser leur utilisation.
      A mon sens, les conclusions apportées sont peu contestables (d’ailleurs je crois qu’on est d’accord sur les points principaux (voir les commentaires)) mais a affiner par l’élément que tu apportes : les lignes de vue.
      Donc, pour finir ce long commentaire, tout cela est très motivant et contribue à la richesse de ce site.

  7. Emil Emil dit :

    Moi je cherche plutôt à connaitre la tactique de ceux qui arrivent à se servir des mortiers en tirs directs lors des combats …
    Je me fais défoncer à chaque fois et je usis dans l’incapacité de faire la même chose …

    En tout cas, article très interessant,
    j’étais très partisan du tir de zone sur de grandes surfaces,
    je vais peut-être réduire ça.

    Merci pour ta contribution

  8. Carlos Carlos dit :

    Moi je cherche plutôt à connaitre la tactique de ceux qui arrivent à se servir des mortiers en tirs directs lors des combats …
    Je me fais défoncer à chaque fois et je usis dans l’incapacité de faire la même chose …

    Ah ben je vais te le donner le « truc ». Si tu l’ignorais, ça va effectivement te changer la vie ! 🙂
    (Note que ce truc est en fait déjà précisé dans l’article « l’artillerie »).

    De façon générale, une unité ne peut tirer que sur une unité ou zone qu’elle peut voir.
    En bref, Ligne de tir = Ligne de vue

    Les unités de mortiers (d’artillerie en général) sur carte font EXCEPTION à cette stricte égalité.
    Cela ne veut pas dire qu’une unité de mortier peut tirer n’importe où, mais que:

    Ligne de tir = Ligne de vue + un chouillah c’est pour moi ça me fait plaisir.

    Une unité de mortier peut donc tirer sur une unité qu’elle ne voit pas (et réciproquement) mais « presque ». Ce qui permet au mortier de tirer par exemple juste derrière un talus ou un muret… ou de tirer depuis la protection d’un tel talus.
    C’est à dire pouvoir tirer sur une unité qu’elle ne voit pas donc, évidemment, sans être VUE de cette unité.

    Une illustration:

    Cette unité d’infanterie classique, postée à contrepente, ne voit pas le buisson sur le versant opposé…elle ne sait pas ce qui s’y trouve NI NE PEUT TIRER.

    Je place au tour suivant, à la place de cette unité (Exactement sur la même case), une unité de mortier.

    L’unité de mortier ne voit pas mieux ce qui se trouve dans le buisson (elle ne le voit pas), mais peut tirer sur ce buisson, même hors-vue !
    Le ciblage est valide (ligne turquoise) et « entre dans le sommet » de l’élévation.
    Je peux donc tirer sur le buisson mais des soldats dans le buisson ne pourraient pas tirer sur moi.

    En somme, tu es généralement victime d’un joueur qui sait placer ses mortiers « à la limite » mais toujours hors vue (ce joueur vérifie que la ligne est turquoise mais enterrée, signe qu’il n’est pas en vue de la zone) et repère les cibles à l’aide d’une autre unité (n’importe laquelle) qui a une ligne de vue valide sur une zone donnée.
    Ça marche aussi avec les coins de mur

    Je précise que ce n’est pas un bug ou un exploit de jeu, c’est fait ainsi tout à fait volontairement.

    😉

  9. Alma dit :

    On comprend bien les remarques de Carlos et elles sont légitimes, mais pour la première remarque (l’empilement des facteurs), malheureusement il est très difficile de faire simple. Le moindre test, même simplifié se retrouve pollué par une quantité de paramètres malgré la volonté du testeur. Dans ce cas, pour sortir un effet particulier, il faut multiplier les tests séparés et puis croiser les infos. A ca, il faut encore ajouter les effets statistiques !… Tout ça pour au final « reconstruire » le tout en sens inverse pour évaluer l’effet réel au mieux sur le terrain ! D’ou mon commentaire sur la seconde remarque de Carlos, OK, il y a un effet d’empilement et on voudrait savoir l’effet d’un seul obus… pour au final dans une situation pratique, estimer l’effet d’un empilement de tirs… c’est bien ce qui était l’objectif de l’essai de Laits (car en général on ne tire pas qu’un seul obus !). Bon merci pour tous ces commentaires intéressants. C’est un site de philo ici !!!

  10. Emil Emil dit :

    Et puis,; une fois qu’on envoi un tir,
    il se déroule au moins pendant 1 minutes,
    à moins d’utiliser « tir bref » sur 15s,

    donc personnellement, je trouve ce test très valide « statistiquement » s’il à été mené sur une tranche de 1 minute.

  11. Carlos Carlos dit :

    Si l’on ne s’adresse pas à tous (c’est-à–dire ce qui n’ont pas connu CMx1 ou CMSF), je pense qu’on rate quelque chose. Surtout si l’on veut essayer de développer la communauté française. A mon sens, il est toujours bon d’écrire trois lignes sur un point maîtrisé par la plupart (comme la question du feu … et du phosphore blanc (re snif)) mais qui éclairera les « nouveaux convertis ». Le passer sous silence risquerait de zapper, par la même occasion, une grosse partie du public (qui demande lui aussi des réponses aux nombreuses questions que soulève le jeu).

    Tu as 100 % raison et je fais volontiers marche arrière (en particulier sur mon commentaire concernant le feu) en reconnaissant que certaines de mes remarques sont intempestives. Je suis d’accord qu’on fait fausse route en présumant que tout est « acquis » et qu’on s’aliène ainsi la part la plus intéressante du lectorat: celle qui découvre le jeu (ou veut le découvrir) et déborde de questions. Aucune information ne mérite donc d’être passée sous silence. Désolé.

    Et puis,; une fois qu’on envoi un tir,
    il se déroule au moins pendant 1 minutes,
    à moins d’utiliser « tir bref » sur 15s,

    donc personnellement, je trouve ce test très valide « statistiquement » s’il à été mené sur une tranche de 1 minute.

    Un tir mené dans des conditions moyennes et plausibles n’aboutit pas à un résultat nécessairement moyen (ou proche de la moyenne).
    Si je peux par exemple effectivement anticiper qu’un match de foot de seulement 20 minutes aboutira probablement à un nombre de buts marqués inférieur aux nombre moyen de buts marqués lors des matchs de 90 minutes.
    …je ne peux pas par contre conclure que le nombre de buts marqués lors d’un match donné de 90 minutes (conditions normales) soit nécessairement proche de la moyenne des buts des matchs de 90 minutes.
    Tu peux juste dire que pour approcher une moyenne sur 90 minutes, c’est bien sûr mieux d’accumuler les tests sur 90 minutes et pas une autre durée, mais c’est tout.

    Ceci étant dit, mon commentaire précédant n’offre pas de clef pour donner une idée des pertes moyennes qu’on peut attendre de tel ou tel calibre. Simplement, en tentant de mieux comprendre le comportement des explosions, on peut anticiper (si on est l’artilleur) les conditions de terrain favorables à une frappe dévastatrice et si on est la cible, comment faire de son mieux pour s’en protéger.

  12. RouquinMalin RouquinMalin dit :

    Bravo Laits pour cet article instructif. Je vais rectifier mes habitudes et essayer de mettre mes équipes de mortiers légers en ligne de vue directe (au lieu de les laisser bien derrière car perte de temps avec chaine de commandement).

    • RouquinMalin RouquinMalin dit :

      Laits,
      Quel est le Mod qui illustre les armes de chaque section d’infanterie?
      Je le trouve très pratique surtout avec les signes de blessures des soldats

      • Laits Laits dit :

        Voici le nom du mod : « UI for CMBN+CW ».
        Tu le trouves sur Battlefront, il est valable pour les deux jeux, c’est ça sa force!
        Enjoy!

        • RouquinMalin RouquinMalin dit :

          J’ai trouvé un fichier « Juju’s UI Pack v3 +Skinpack » qui me semble être ce qui y ressemble le plus.

  13. Charlot dit :

    Ciel, vous êtes tous très forts.

    Pour une idée plus juste de l’effet moyen en terme de pertes d’une volée de mortier (ou d’autre chose mais le jeu ne simule pas – je crois – la volée d’insultes) durant 1 minute, ne suffirait-il pas d’effectuer le test plusieurs fois pour chaque situation (un truc raisonnable entre 1 et 700)?

    • Laits Laits dit :

      Je l’ai fait plusieurs dizaines de fois pour chaque cas (surtout les bâtiments). Les observations que je vous livre sont donc un point moyen de tout cela!

  14. STEELPANTHER25 STEELPANTHER25 dit :

    L’HT protège son équipage embarqué de la « ferraille du champ de bataille », les éclats du Mo60 sont trop « légers » pour percer son blindage, l’avantage du tir courbe des mortiers, c’est un tir direct dans la caisse (rare quand même !).
    Par contre, où il y a un manque de protection flagrant c’est contre les fusants mais je n’ai pas l’impression que les Mo60 aient ce type de munitions ! ? Tu n’en parles pas dans ton test ! ?
    Le 107, moi j’aime bien surtout en ville … et ça « … un tir « short » en durée et en cadence donne les mêmes effets … » j’ai bien noté, étant adepte du « médium » …
    Et bravo (et merci) pour le tir mortier hors-vue, je teste de suite sur William44 …

    Question de noob : est-il possible d’enregistrer l’article sous une forme pour une lecture ultérieure sans « paiement » ? J’ai du mal à lire sans être dérangé tous les 5 mn ! …

    • Carlos Carlos dit :

      Salut Steel, bienvenu à bord Toussa toussa 🙂

      Par contre, où il y a un manque de protection flagrant c’est contre les fusants mais je n’ai pas l’impression que les Mo60 aient ce type de munitions ! ? Tu n’en parles pas dans ton test ! ?

      Non, pas vu de munitions fusantes (explosion avant contact, au dessus de la cible) pour le 60 mm. Le dispositif est à priori plutôt rare et encore rudimentaire durant la seconde guerre mondiale (pour ce que j'en sais, c'est à dire bien peu). Par contre, on en aura à gogo dans Black Sea (2017, façon feu d'artifice au château de Versailles – " Drame à Versailles, l'artificier, ancien légionnaire, était ivre, 3500 morts").

      Question de noob : est-il possible d’enregistrer l’article sous une forme pour une lecture ultérieure sans « paiement » ? J’ai du mal à lire sans être dérangé tous les 5 mn ! …

      Une fois débloqué (en ayant versé ton écot à l'auteur, ici Laits pour le coup), l'article t'es définitivement accessible. Tu ne payes pas à chaque lecture. Si tu reviens dans 1 semaine, 3 mois ou 2 ans, cet article te sera toujours accessible avec ton compte, sans nouvelle obole. Va donc faire la vaisselle comme ta femme te le commande et reviens, l'article sera toujours là, à ta vue : D

       

  15. STEELPANTHER25 STEELPANTHER25 dit :

    Les fusants existaient déjà dès la I°GM, ce n’est pas une technologie très sophistiquée, il suffit que la munition concernée soit munie d’une fusée sur laquelle on règle le retard. Donc pas rare pendant la II°. Mais je n’ai pas encore vu sur CMFI lors de demande de tirs de possibilité de « régler » ce genre de tir ! ?

    Merci pour l’info du noob !

  16. Carlos Carlos dit :

    Les fusants existaient déjà dès la I°GM, ce n’est pas une technologie très sophistiquée, il suffit que la munition concernée soit munie d’une fusée sur laquelle on règle le retard.

    Je parle de rudimentaire parce que le coup du minuteur, c'est quand même moins évolué qu'un petit dispositif laser (contemporain) pour calculer la distance et faire exploser la munitions quand elle est à 12,34 mètres du sol et pas à 12, 33 ou 12, 35.

    Avec un minuteur, nombre de minutions explosent soit trop tôt (avant d'arriver au dessus de la cible), soit trop tard (c'est à dire à l'impact à partir du moment ou elle est aussi prévue pour exploser dans ce cas). Je ne connais pas la proportion des munitions fusantes de la première et Seconde guerre mondiale qui "fusent" réellement, mais on est je pense assez loin du "perfect".

    Pour le coup, le fusant n'est pas une option pour toutes les pièces lors du réglage du tir d'artillerie, mais la dotation ou non de ce type de munitions (on a alors un choix "anti-personnel", qui doit inclure des obus fusants). Je suis par contre bien en peine de te dire quelles pièces d'artillerie pourraient les avoir en stock…voilà un sujet pour un article complémentaire 🙂

  17. STEELPANTHER25 STEELPANTHER25 dit :

    « … Je suis par contre bien en peine de te dire quelles pièces d’artillerie pourraient les avoir en stock…voilà un sujet pour un article complémentaire … »

    Pourquoi pas, excellente idée, ça m’intéresse en plus … Mais ce ne sera que sur FI !

  18. Carlos Carlos dit :

    Dans ce cas, je te soumets une question qui m’intéresse également: réglage « anti-personnel » ou pas « anti-personnel », quelle écart concret sur l’infanterie en terme d’efficacité (yabon quelques tests comparatifs) 🙂

  19. STEELPANTHER25 STEELPANTHER25 dit :

    J’ai jeté un oeil sur les artilleries US et It, mais ça va être dur de faire un article consistant mais j’en ferai un quand même ne serait-ce pour connaître la procédure …

    « … une question qui m’intéresse également: réglage « anti-personnel » ou pas « anti-personnel », quelle écart concret sur l’infanterie en terme d’efficacité (yabon quelques tests comparatifs) « .

    Là, je n’aurai ni le temps, ni l’envie. L’efficacité est forcément au RdV puisque justement c’est prévu pour. Evidemment sur une infanterie en terrain libre (hors habitations) et contre des véhicules blindés sans toit (HT, Chasseurs de chars …).

  20. Carlos Carlos dit :

    L’efficacité est forcément au RdV puisque justement c’est prévu pour.

    C'est ce qu'on appelle (j'adore les digressions), sauf erreur de ma part, un raisonnement paralogique.

    De même qu'on pourrait dire que l'activité sexuelle engendre nécessairement l'enfantement puisque c'est ce pourquoi la nature a conçu les organes.

    Si cette dernière proposition était rigoureusement exacte, on serait j'imagine un certain nombre à être dans le purin. 😀

    Faut tenir par défaut que -bien que la fonction de l'anti-personnel est d'accroître les dommages causés à l'infanterie- on ne sait rien du résultat en terme de jeu…et quand bien même on peut raisonnablement anticiper un effet positif, on ne sait pas dans quelle mesure.

    Si tu sors ton truc (que tu peux rendre plus consistant avec une notice historique sur les munitions fusantes), j'irais donc sans doute "un peu plus loin" pour vérifier les effets en jeu. Les articles ping-pong, c'est sympa (yen a eu déjà, et sur l'artillerie aussi d'ailleurs, "se protéger de l'artillerie" étant un article qui fait justement écho aux tests de Laits) 🙂

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