Contaminez français!

Pour se sentir concerné par ce qui nous entoure, encore faut-il y consacrer un minimum d’intérêt.

Selon les occasions et la personnalité de chacun, je crois qu’on se trouvera toujours à fluctuer sur un axe qui relie le « J’m’en fous pas mal » d’un côté à « Je ne pense qu’à ça » de l’autre.

Tenez, par exemple, je me fiche pas mal de connaître la teneur des fréquents séminaires professionnels auxquels ma femme participe après 17 H 00. J’aurai pu lui demander une plaquette, ou la questionner sur les thématiques abordées. Même pas. A vrai dire, savoir qu’elle bosse tandis que je choisis tranquillement le programme télé à la maison me convient très bien. Et je ne remercierai jamais assez son employeur pour cela. Enfin, je le ferai dès qu’elle aura du travail.

A l’opposé, il est courant d’être assailli d’obsessions triviales capables de pourrir la vie. Imaginez-vous par exemple en charmante compagnie pour un premier rendez-vous galant. Le dîner est succulent, la conversation plaisante, et moult indices convergent pour que vous saisissiez qu’il est possible que vous ne finissiez pas la nuit tout seul dans un lit glacé.

Et là, vous êtes incapable de vous souvenir si vos chaussettes enfilées tout à l’heure étaient exemptes de trous. Vous êtes incapable de penser à autre chose en anticipant le prochain moment d’intimité. La chose vous obsède, vous n’écoutez déjà plus votre interlocuteur/trice, littéralement absorbé par votre image fantasmée en train de vous déchausser au summum de l’excitation…et à la possible merci du ridicule.

Dans le doute, mon conseil: il vaut alors mieux prétexter un herpès pour écourter avec tact la soirée plutôt que de risquer l’embarras d’un gros orteil qui gigote à nu.

J’ai fait en un temps record le parcours de l’un à l’autre pôle à propos du même sujet: les traductions des scénarios. D’abord complètement étranger à l’inquiétude quant à l’éventuelle incompatibilité de fichiers en différentes langues dans le cadre d’échanges en PBEM, je n’ai bientôt plus pensé qu’à ça. Et je n’avais pas la réponse.

Je l’ai depuis peu, et en ai profité pour découvrir ce que dans le cadre des PBEM, vous connaissez peut-être déjà, parce que vous êtes des malins.

Lors du premier envoi de mail, celui qui lance la partie expédie un premier fichier qui contient non seulement les instructions pour la partie, mais aussi la carte et toutes les caractéristiques du scénario (briefings compris). Ainsi, vous pouvez fort bien expédier un scénario de votre composition sans qu’il soit besoin que votre adversaire l’ai préalablement téléchargé. La première pièce jointe lui fournira tout le nécessaire.

Vous l’avez compris, vous pouvez donc utiliser sans crainte les scénarios contenant les briefings en français, y compris si votre adversaire ne les a pas. Non seulement la chose se fera sans souci, mais plus encore le réceptionnaire aura l’agréable surprise de lire son propre briefing en français. En effet, encore une fois, c’est l’expéditeur et cette première pièce jointe qui déterminent l’ensemble.

Alors, contaminez français!

Derniers ajouts:

* Tours 31 à 36 du récit de partie « Avanti! »: une avant-dernière fournée pour cet AAR. Quelques tours relativement calmes avant le bouquet final.

* Les briefings en français de Seven Winds, Ubique et Valleys of Decision pour Commonwealth Forces.

*Un petit tutoriel sur les nouvelles fonctionnalités de l’éditeur de cartes fourni avec la version 2.0 du dernier moteur de jeu (c’est à dire celui avec lequel tourne actuellement Fortress Italy, et Battle for Normandy dès la sortie du fameux patch de mise à jour)

 

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One Response to Contaminez français!

  1. Carlos Carlos dit :

    Hop, la petite chose s’est glissée furtivement dans mon dos et à échappé à ma vigilance…

    Après qu’on a évoqué le second volet, il s’agit donc du troisième volet du récit de campagne sur « The Devils Descent » par le sieur Zanekin, lisible chez wargamer.fr
    http://www.wargamer.fr/cm-normandy-devils-descent-analyse-et-recit-de-partie-3/

    Le récit mélange avec pas mal de bonheur la narration des faits et des passages plus didactiques qui soulèvent quelques principes de jeu, à l’usage de ceux qui n’y jouent pas encore.

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