Le Passage

Tour 6 

6A
Le tour 6 débute dans l’angoisse. L’arc de tir blindé est ignoré. Mon T34 inconscient, qui n’aperçoit aucun Pz IV pendant quelques secondes, « tue » le temps en tentant d’épingler le Sd.kfz « runner ». Je brûle de composer un mail à Battlefront pour exprimer ma théorie sur les châtiments corporels entre clients et vendeurs de jeu…

6B
Côté Petrov, la blindaille des deux camps s’échange de nouvelles salutations bardées de plomb. Ici un T34 tire…

6C
Et…Shklonk…Argh…son camarade se prend un vilain pruneau dans la seconde qui suit.

6D
Le 75 mm allemand a pénétré la tourelle, juste au dessus du mantel. Le chef de char s’en est allé précocement rejoindre Lénine à l’entrée du club des candidats à la momification.

Plus grave encore, la fiche me signale que canon et optique ont été mis Hors-Service par le coup. Ne me reste que l’usage la dérisoire mitrailleuse pour faire un peu de bruit…

6M

…pendant 7 secondes du moins, puisqu’un second tir double la mise sur ce char et met cette fois la mitrailleuse hors-service. Plus guère d’utilisation possible pour ce tank, à part jouer les épouvantails de service avec la radio à plein volume.

Le calvaire du groupe Petrov n’est malheureusement pas terminé, mais on va opérer un détour par le Culvert, où se déroulent entre-temps des événements importants.

6E
Echange d’amabilités presque simultané entre mon T34 (à droite) et l’un des Pz IV sur le remblai. Alors que l’obus allemand (en orange) s’écrase devant mon engin, je touche !

A cette distance relativement réduite (pour la taille de la carte), le 85 mm /52 ne pardonne pas.

6F
Le Pz IV (au second plan) est détruit et dégage une âpre fumée noire. Un autre obus (cerclé de rouge) ira chercher du menu fretin (SPW) qui s’approche, pas encore couvert par la hauteur du remblai.

Le second Pz IV (au premier plan) est toutefois toujours fonctionnel…

6G
…Mais pas pour longtemps !

Quelques secondes plus tard seulement, sa tourelle est perforée de part en part par un nouvel obus de 85 mm, dont la destinée est assez amusante (si on est soviétique) ou tragique (si on est national-socialiste). On voit bien sur cette image l’obus poursuivre sa course après avoir frappé le Pz IV…

6H
Il percutera « quelque chose au dessus du sol » une centaine de mètres plus loin…(chose désignée par le « ? »).

6I
« Chose au dessus du sol » qui va commencer à dégager une fumée noire… 😀

(tandis que le copain d’à côté, un SPW faiblement blindé, sera presque simultanément empalé par un autre obus soviétique)

6J
Au terme du tour, une vue du joyeux carnage près de la voie ferrée. Deux Pz IV au compteur, un engin léger et un dernier, non-identifié, probablement de même nature.

La position en contre-pente (par rapport au remblai) m’aura été assez favorable sur cette zone du champ de bataille…

6K
…beaucoup plus favorable que les tirs à longue distance, pour lesquels l’allemand a systématiquement l’ascendant en terme de précision.

L’un des chars du Culvert n’aura pas eu beaucoup de temps pour savourer sa bonne phase de combat. Il est aligné par un Pz IV éloigné et explose instantanément sous l’impact.

6L
Sans transition, la totalité de l’équipage s’initie aux sensations éprouvées par les chipolatas dans un barbecue Weber.

6N
Cette déconvenue n’est pas la seule puisque dans le même tour, un nouveau tir à longue distance pénétrera la carcasse d’un autre char du groupe Petrov (réduit à deux chars fonctionnels désormais)… Ce tir suffira à sa destruction.

6O
Dernier motif pour m’inciter à mordre mon clavier: les tirs régulièrement arrêtés par les rangées d’arbres de la voie ferrée font une victime collatérale. Ce groupe QG (de Compagnie!) posté en observation ne s’attendait probablement pas à se prendre la moitié d’un arbre sur la tronche, sectionné par un projectile « ami ».

Je perds donc dans la phase de jeu trois T34 (compris le char dont l’armement est HS) qui s’additionnent au premier perdu. En compensation, je n’ai envoyé ad patres que deux Pz IV et deux engins légers, ces derniers n’étant présents que pour la figuration. Un bilan provisoire assez mitigé.

6P
Fin de tour – A droite du Culvert, mon tank « écarté » poursuit sa recherche de défilade, convaincu d’être à couvert sur sa droite. Le Sd.kfz « runner » est parvenu à rejoindre l’arrière des deux habitations au milieu des champs (visibles à l’horizon). Le châtiment sera délayé pour cet engin là, mais je serai fin prêt à en recevoir un autre qui tenterait l’aventure !

6Q
A l’extrême droite, le groupe Frolov a franchi à vitesse réduite le fossé humide, et n’est désormais plus très éloigné de sa destination (le groupe de maisons et le bosquet juste devant)

19 Responses to Le Passage

  1. Emil Emil dit :

    «  »Chouette chouette chouette, des romains 🙂 «  » -dirait Obélix …
    Je met 50 Grisbi sur DingoChavez …

  2. RouquinMalin RouquinMalin dit :

    Confirmation que le canon de 75 (et ses optiques) du PanzerIV offre un avantage à son utilisateur pour des engagements longues distance?

  3. actionjoe dit :

    Trop fort avec un même obus, tu as tranpercé un PZIV pour aller ensuite détruire un halftrack !!
    Concernant l’infanterie transportée, j’ai remarqué qu’un groupe d’éclaireur de 2 soldats étaient mieux protégés (couvert par l’avant de la tourelle). Donc en général, je monte deux éclaireurs sur le char et les autres suivent à pied ou sur les chars de réserve.
    L’affrontement semble bien confirmer que l’allemand est le plus précis à longue distance. On imagine mieux le potentiel d’un tigre ou d’un panther sur ce type de carte.

  4. Carlos Carlos dit :

    Confirmation que le canon de 75 (et ses optiques) du PanzerIV offre un avantage à son utilisateur pour des engagements longues distance?

    Tu as raison de me reprendre là dessus, c’est/c’était pure spéculation de ma part. Elle semble d’ailleurs ne pas se vérifier (entre T34/85 et Pz IV au moins). Je n’ai pas procédé à des tests comparatifs sur une grande série, mais une petite série semble infirmer l’avantage du Pz IV niveau précision toutes choses égales par ailleurs (je laisse à d’éventuels curieux le soin d’approfondir la question avec des tests sériels).

    Pour autant, il y a bien un avantage significatif niveau détection/précision côté allemand dans ce scénario. Le fait est réel, c’est l’explication qui se fourvoie. La cause tient bien davantage aux hommes qu’au matériel.
    Dans « The Passage », Les niveaux d’expérience des tankistes allemands s’échelonnent de « Régulier » à « Crack » (grosso modo autant de Réguliers que de Vétérans et un Crack) et les niveaux de commandement de 0 à +2.
    Côté soviétique, l’éventail va de « Bleu » à « Vétéran » et les niveaux de commandement de -2 à +2.

    L’effectif soviétique est donc plus disparate en terme de qualité et, en moyenne, un cran au dessous de l’effectif allemand.
    C’est là qu’il faut chercher l’explication des duels globalement défavorables au soviétiques (hors conditions tactiques à l’avantage de l’un ou l’autre) dans le Passage.

  5. actionjoe dit :

    Au niveau de l’infanterie par contre, je trouve que l’infanterie russe n’est pas du tout adaptée avec les squads mitrailettes dans ce style de carte. Je me rappelle avoir fait un combat de rencontre, et aprés avoir pas mal galéré pour rapprocher les troupes à portée de tir, elles ont arrosées partout, clouées les unités en face mais ne faisaient pas de dégat. Ces troupes sont adaptés pour des environements avec des visibilités réduites: urbains ou boisés, je ne comprends pas pourquoi les russes à l’époque les utilisaient à la place des fusilliers en rase campagne ?
    Des assauts montés sur des chars avec débarquement à 200 m de la cible, cela me parait suicidaire face à des GdC allemands et leurs MG.
    En plus ces troupes sont démunies même face à des blindés légers comme des halftracks à plus de 200m.
    La solution serait peut-être l’utilisation massive de fumigêne pendant l’assaut.

  6. Baal Baal dit :

    Je proteste, c’est quoi ce cliffhanger là!

    Quelle sera la destinée de l’obus de Ponodoudou?

    Robert et Vasili, les deux éclaireurs ninja, rentreront-ils à l’heure du Goulash ce soir?

    Petrov sera-t-il le sauveur de cette partie?

    A moins que se soit Dimitri et son tank sans canon!

    Les réponses à ces questions et bien plus encore dans le prochain épisode!

  7. Carlos Carlos dit :

    😀

    Je ne te cache pas que, autant que faire se peut, j’essaie de découper mon récit de façon à mettre en suspens une ou plusieurs action(s) importante(s). C’est mon côté cruel /vil marketeux.

    Au niveau de l’infanterie par contre, je trouve que l’infanterie russe n’est pas du tout adaptée avec les squads mitrailettes dans ce style de carte.

    100% d’accord.

  8. Baal Baal dit :

    Je viens de le finir en Axe vs IA. Une fois que l’allemand contrôle la sorte de petite colline en bout de carte pres de Simnas, ça devient du tir au pigeon. La précision des blindés allemands et leur allonge est clairement à leur avantage.

    Les russes ont la solidité pour eux, faut mettre pas mal de coup au but pour venir à bout d’un t34, alors qu’inversement se prendre un pruneau de 85 ça pardonne pas côté teuton.

    Je vais tenter de la faire en russe, mais à part en attendant les allemands au sorti du bois entre les deux lac et de cullver, je vois mal comment réduire la distance d’engagement, cette map est ouverte de partout! En gros laisser les 3/4 de la map au allemand et les attendre au plus prés.

    Pour les soldat mitraillette, les planquer dans les champ de blé est plutôt efficace: on les voit qu’au dernier moment!

    • sval06 dit :

      C’était déjà le cas dans Cmbb le coup des champs de blé : la campagne koursk pour l’allemand était terrible à cause de ca.

      Je m’étonne que Chrisostome ne s’en soit pas souvenu…

    • Jief dit :

      Je l’ai également joué contre l’IA et effectivement si évidemment cela ne vaut pas un adversaire humain il est pas si mauvais le bougre…
      En fait quand tu joue russe tu as de supers LDV entre le village du lac (sur la gauche) et placé tel Carlos des chars au Culvert et sur le droite( il y de bonnes ldv vers les labours) paye il faut juste ne pas insister avec les russes deux trois tirs et zou marche arrière…

  9. Carlos Carlos dit :

    Les russes ont la solidité pour eux, faut mettre pas mal de coup au but pour venir à bout d’un t34, alors qu’inversement se prendre un pruneau de 85 ça pardonne pas côté teuton.

    Tu as raison, ya un vrai avantage sur le papier, mais relativement peu sensible en jeu je trouve. Je veux dire que dans la majorité des cas, un coup à plus d'un kilomètre était mortel, quels que soient le camp à l'origine du tir et la cible. Les T34 ont bien à la fois l'avantage en terme de canon (très bien) et de blindage (quand même pas gégé), mais il me semble qu'on peut compter sur les doigts d'une seule main les ricochets durant cette partie.

    Sinon, un petit lien vers un AAR vidéo (en plusieurs parties et en anglais) de The Passage sur la chaîne Youtube de "The Few Good Men", le site dédié aux wargames qu'il est très bien mais qui parle mal la France 

  10. Alma dit :

    Super AAR, merci !
    J’avoue que je suis un peu paumé quant au combat des blindés, et j’ai parfois l’impression agaçante , car ça enlève un peu d’intérêt au jeu, que le hasard y est pour beaucoup. Après une première à « Myth of Invincibility », ma petite leçon est qu’il ne faut pas engager les T34 à petite distance, même avec des tigres, et opter au maximum sur la recherche de lignes de vue « croisés » et le repérage avec les unités vétérans (la qualité des équipages, c’est le paramètre le plus important, je pense)… et là je vois Ding foncer avec des PzIV en terrain ouvert et au contact avec un certain succès…
    Bref, j’aimerai bien avoir un retour sur la tactique employée par l’un et l’autre pour comprendre qqchose !

  11. Carlos Carlos dit :

    Voilà un sujet passionnant sur lequel on a tous, je pense, pas mal d'expérience à partager et confronter. Je ne tirerai pas trop d'exemples concrets tirés de "The Passage", histoire de ne pas vendre prématurément la mèche (même si je ne suis pas convaincu de jamais pouvoir le terminer).

    Je pense qu'il y a déjà deux "blocs" de considérations s'agissant des combats entre blindés, l'un et l'autre étant bien sûr interconnectés. Le premier "bloc" est celui lié aux blindages mais surtout calibres respectifs.

    La "doctrine" est assez facile à assimiler. Plus ton calibre est perfor(m)ant comparé à celui de l'adversaire, plus tu as intérêt à mettre de la distance entre toi et lui. Car tout écart de performance en ta faveur grandit à mesure que la distance s'accroit. La réciproque est vraie: si ton canon est moins performant, tu as tout intérêt à rechercher le contact à la plus courte distance possible; l'écart en ta défaveur se verra "écrasé".

    Même logique pour le blindage. Si ton blindage est bien pourrave, autant te rapprocher. Percé pour Percé (à longue ou courte distance) autant de son côté tenter sa chance de faire bobo à courte distance (sauf si, évidemment, ton blindage pourrave n'est plus percé par l'armement ennemi arrivé à une certaine distance). Plus ton blindage est performant, plus la longue distance te rend littéralement invulnérable. Il y a donc pour ce bloc une équation à deux facteurs.

    L'autre bloc est fait de tout ce qui peut vous assurer que vous aller tirer/toucher le premier. Faudrait faire une étude statistique pour mesurer l'ampleur de la chose, mais on peut tenir pour certain que -toutes choses égales par ailleurs- celui qui tire/touche le premier est au final gagnant dans l'immense majorité des cas. Ceci parce que que même à très grande distance et quel que soit le niveau d'expérience du tireur, on peut être assuré de faire mouche au pire au 3/4ème tir. "Celui qui tire/touche le premier" va se décider selon la pesée un certain nombre de facteurs, dont ceux liés à la situation tactique.

    * En premier lieu, l'expérience/niveau de commandement joue à peu près sur tous ces facteurs. Un équipage expérimenté repère mieux, acquiert / engage plus vite et fait preuve d'une meilleure précision dès le premier tir. En outre, il va moins facilement se laisser nerveusement "démonter" par les ripostes adverses, ce qui lui permettra de continuer son ouvrage comme si de rien était, sans "perdre ses moyens".

    * Le mouvement – un engin statique repère mieux qu'un engin en mouvement. Ne parlons même pas de la précision de tir ! Il est absolument vain d'espérer toucher quelque chose (sauf à très courte portée) avec un tir en mouvement. Même "traquer" est moins favorable qu'une position complètement statique. Le temps que l'engin qui traque repère, s'arrête et amorce sa procédure de tir, il sera presque toujours -toutes choses égales par ailleurs- moins rapide qu'un adversaire qui n'a pas du tout bougé. Les duels bénéficient donc souvent aux engins "à l'affût". Remarquons aussi au passage qu'un char en mouvement reste une cible malgré tout facile. Elancer à toute pompe un blindé en espérant que la vitesse diminue les chances d'être touché est quasi-invariablement une tactique perdante. Par contre, dans ce cas, vous perdez de votre côté presque toutes chances de toucher quelque chose.

    * Positions relatives des chars – L'efficacité du repérage est fonction de l'angle selon lequel apparaît la cible. On doit considérer que la capacité de repérage est "bonne" de face, médiocre sur les angles et très mauvaise sur les arrières. En conséquence, si la situation tactique vous amène à avoir en face de vous un adversaire qui présente son flanc, non seulement vous attaquerez un de ses côtés les plus vulnérables, mais vous pouvez parier que vous l'aurez vu avant qu'il ne vous voit. A cela, ajouter le délai pour que votre adversaire réoriente la tourelle de 90 degrés/ présente la coque de son char de face… vous bénéficier de la meilleure situation tactique possible.

    * Dissimulation/ obstacles au tir – Des tests en défilement de tourelle ont été effectués et présentés sur les forums de battlefront. Il apparaît assez étonnamment qu'un char en défilement de tourelle est repéré à peu près aussi facilement qu'un char dont toute la coque est visible. Il n'y a donc pas de différence en terme de repérage, mais il reste bien pour le char en défilement de tourelle un gain de protection (les tirs adverses auront tendance à être stoppés par le dénivelé). De même, des obstacles/couvertures tels que les arbres bénéficient au char positionné (par exemple) à l'orée d'une forêt (char moins facilement repérable, plus de chance que les tirs entrants soient arrêtés par des troncs situés sur la trajectoire).

    * Tirs croisés – hors situation de duel, il est comme tu le dis évident qu'à 3 contre 1, c'est plus facile, et d'autant plus que les tirs sont décochés selon des angles différents (ce qui partage la riposte et ouvre nécessairement au moins un flanc de la cible).

    Voilà, c'est fastoche : il te suffit d'avoir le meilleur canon, le meilleur blindage, d'avoir un équipage avec un putain de niveau d'expérience/commandement, d'être bien dissimulé pour n'être vu qu'au dernier moment, d'attendre à l'arrêt que l'adversaire qui bouge croise ta ligne de vue (lui de face, toi sur son côté)…et pis ben, si tu te fais encore latter, ben c'est que t'as vraiment pas de bol (et je suis tout à fait d'accord sur le fait que le hasard joue quand même pas mal). 😀

  12. sval06 dit :

    Hommes de peu de foi, le hasard n’a que peu de place (même si ça existe, hein..).

    En fait, un char est gouverné par deux objectifs antinomiques qui se résument par: « un blindé à l’arrêt est mort » et « on ne tire qu’à l’arrêt ».
    Quand au déplacement, c’est sur une même ligne quand on sait où se trouve l’ennemi. La file est utilisée quand on avance dans un territoire inconnu (chaque char gardant 90 °). En résumé, on bouge un peloton de char comme une ligne de 3/4 au rugby.

    Dans l’AAR, on voit que Ding a groupé ses blindés qui se couvrent donc mutuellement, et il envoie en leurre ses véhicules légers pour repérer les départs de coups (en réalité, c’est assez barbare, mais avec des soldats pixélisés c’est moins douloureux). Cette couverture permet de dézinguer les blindés de Carlos qui
    eux avancent à la file,ce qui
    – laisse de toute manière le premier tir à Ding (surtout que comme ils sont arrêtés, ils repèrent mieux ce qui est très logique),
    – et donc laisse souvent ses T34 en 1 contre 1 le char de derrière ne pouvant pas intervenir si celui devant se fait détruire, puisque n’ayant pas forcément la vue sur le meurtrier (la parfaite illustration est feu la section Varakin et le rescapé sauvé par un ricochet…).
    En résumé, ceux de Ding sont arrêtés donc ils repèrent et visent plus vite souvent sur une seule cible de par la formation de Carlos: ils partent avantagés.

    Seul le nombre supérieur de chars et son mouvement tournant à l’abri du repli de terrain permet à Carlos d’espérer reprendre le dessus.; et c’est très possible vu que les chars de Ding sont à l’arrêt. Ce dernier aurait fait un carnage plus grand avec 1-2 manoeuvres je pense (le concept en défense c’est de tirer si possible planqué ou à défilement de tourelle, reculer hors de vue, se mettre un peu plus loin mais toujours sur la même ligne que les chars du peloton et recommencer; le fin du fin étant que les 4 chars du peloton le fasse en même temps: l’ennemi se prenant 4 obus en même temps, puis plus rien en vue, puis ça recommence etc…).

    Il me tarde donc de voir la suite.

  13. Alma dit :

    Merci pour les commentaires rapides ! Je suis bien d’accord avec ce qui est dit… et je l’applique déjà, plus au moins… le problème, c’est que le terrain est déterminant pour la mise en oeuvre (et là on ne peut que féliciter CM2x) de ces « tactiques ». Si on applique la « docttrine », sur ce scénar, le blindange des T34 est supérieur, le canon aussi. Il faut pas les rapprocher etc… c’est sans fin. Je me demande surtout, comme partout où le hasard est important dans la résolution des combats (pas le reste hein !), si l’effet le plus important de tous est d’essayer de se retrouver systématiquement dans des situations où le rapport de force est de 3 contre 1 ou plus, et ne pas scinder les équipes… et d’oublier le reste !

  14. Carlos Carlos dit :

    Perso, je pense que l'effet le plus important (qui va dans le sens de Sval) est de parvenir à écarter au maximum les angles de tir pour les croiser (c'est l'intention d'une Killzone, où les tirs croisés agissent en simultané). Il n'est rien de plus dangereux que d'aller de l'avant quand on a un ennemi qui rode à 60 degrés ou 90 degrés sur le flanc, et qui attendra que vous soyez occupés pour passer à l'action.

    D'où le fait aussi que j'abonde sur le "J'entre en ligne/tire/puis recule hors vue" qui est pertinent à partir du moment où c'est réalisé par un "second tireur". En solo et de face, c'est assez massivement perdant.

    Le temps d'entrer en vue/s'arrêter/repérer/acquérir/tirer, votre adversaire aura sûrement le temps de vous en décocher une belle, avant que vous reculiez.

    Par contre, sur le flanc d'un char à découvert, occupé par ailleurs par un "premier tireur" (ou tout autre chose qui soit hostile), ce peut être assez dévastateur. Le temps nécessaire pour ajuster l'ennemi demeurera dans ce cas très certainement inférieur au temps que cet ennemi mettra à se tourner vers vous (dans la mesure où ne se fait pas dégommer par votre premier tireur dans l'intervalle).

    J'ai précisé: sur un "char à découvert", car dans le cas d'un char assez bien dissimulé, il existe de bonne chances que le votre avance/ne voit rien/recule sans avoir été utile pour le coup. (Perso, j'ai tendance à compter 20 secondes à l'arrêt avant recul contre un char situé dans l'axe et facilement repérable)

    Si on applique la « docttrine », sur ce scénar, le blindange des T34 est supérieur, le canon aussi.

    Pas faux, mais on est dans le cas où les deux canons (celui du PzIV et du T34) sont capables dans les deux cas de percer assez facilement les blindages adverses, malgré la supériorité relative de celui du T34. Il y aura très peu de "bounce" dans un cas comme dans l'autre.

    Pour prendre un exemple plus probant pour le coup, revenons en Normandie: un M10 pourra percer le blindage frontal d'un Tigre à 200-300 mètres, mais sera incapable de le faire à 1000 mètres. De son côté, le Tigre empalera le M10 aux deux distances. Une bonne raison pour le Tigre de mettre de la distance entre lui et le M10.

    J'ai moins d'expérience sur les engins de CMRT pour donner des exemples qui viennent de l'Est…mais je puis au moins témoigner que quand on vient de CMBN, ça fait vraiment tout drôle de voir un Panther être perforé de part en part, comme un vulgaire Half-Track, par l'un des monstrueux IS soviétique. Ca redistribue vachement les cartes quand même ! 😀

    Enfin, ne pas oublier la configuration et les enjeux du scénar qui obligent à des utilisations à contre-emploi (comme ces sections SMG dans de vastes plaines, ou des Tigres dans le bocage Normand). Le genre de chose qu'on doit essayer d'éviter en QB où l'on a le libre choix de ses unités…mais contre lequel on ne peut rien en scénario…faut faire avec.

     

  15. Titi79 dit :

    Quand je lis cette AAR, ça me donnerait presque envie d'acheter ce jeu… Mais étant plutôt un joueur solo je ne sais pas si ça vaut le coup.

  16. Carlos Carlos dit :

    Hello Titi79, bienvenue à bord (il ne me semble pas qu'on se soit déjà croisés) 🙂

    Ton commentaire remet opportunément "The Passage" sous mes mirettes, pour me rappeler que je n'avais pas -à défaut de pouvoir terminer l'AAR- au moins donné le résultat de la bataille (que j'ai, puisqu'il me reste juste le dernier fichier joué).

    Le Voilà:

    Après un tout début de bataille assez largement profitable à l'allemand (et de grosses pertes côté Russe), la situation s'est complètement renversée. Ding n'a en effet plus touché grand chose passées les 10 premières minutes, tandis que je dégommais un à un ses véhicules imprudemment avancés, puis ai lancé une véritable opération d'extermination de l'infanterie résiduelle, planquée dans les bois.

    Un Cessez-le-Feu à 43 minutes de la fin obtient le résultat que vous voyez.

    Mais étant plutôt un joueur solo je ne sais pas si ça vaut le coup.

    J'aurai tendance à dire: ni plus ni moins que pour les autres jeux, ma conviction personnelle étant évidemment que c'est le principe même du jeu solo qui ne vaut pas (ou pas trop) le coup, quel que soit le titre joué. 🙂

  17. mikinthemist mikinthemist dit :

    Entièrement d’accord, tu joues beaucoup plus serré contre un partenaire humain.. Le jeu prend toute sa saveur.

    Viens jouer avec nous !! En PBEM tu joues à ton rythme, quand tu as le temps.

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