Va-et-vient dans le wagon de Rethondes

D’une guerre à l’autre…

Dans la quiétude des chaumières spartiates, on raconte qu’en novembre 1918, dans la moiteur virile d’un wagon à Rethondes, Foch lança à un casque pointu : « Vos forces sont débandées, vos hommes se retirent, il vous faut maintenant payer ! »
Si au terme d’un dîner au restaurant entre amoureux, la note est courtoisement contestée, elle doit bien par contre être au terme d’une guerre sèchement acquittée.

En 1940, exactement au même endroit, la France avancera toutefois timidement un : « On partage en deux? », dissimulant avec moult fioritures que c’était elle qui avait bu le vin jusqu’à la lie.

Pour l’heure, en ce novembre 1918 où le Charleston n’était qu’en gestation, c’est le Capitaine Laperche*  qui officiait comme interprète de ces négociations, et ne cachait alors pas son excitation à se rendre maître des contresens.
Élevé dans les meilleures et plus droites académies à coups de trique, Laperche connaissait heureusement et fort durement les abîmes subtils où les langues s’égarent parfois.

Ce soir là, la signature de l’amnistie ne s’acheva pas en orgie, car si le germain lorsqu’il a le mat nique, le français était de ces soirs où la tour est fiel.

*Véridique

Derniers ajouts: Priorité à l’achèvement des traductions pour Battle for Normandy avec trois nouvelles entrées aujourd’hui: « Le Desert », « Bloody Dawn » et « Bois de Baugin ». Nous approchons de la fin !

 

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